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SOCIETY WOMEN
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Directeur Technique
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Direction de la Coordination des Services
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DROIT DES FEMMES ENCEINTES


ET DE LA FAMILLE...



Ces articles ont pour but de vous aiguiller sur toutes vos démarches légales, droits et obligations. Nous n'aborderont pas ici tout ce qui peut concerner votre bien être ou les conseils médicaux qui sont largement dispensés dans la presse spécialisée ou les sites internet. Ces conseils concernent les femmes tout autant que les hommes.
Ces articles et conseils ont pour but une visée législative et un bon déroulement de votre grossesse, pour vous et les membres de votre famille, dégagée des tracas liés aux démarches administratives.
Vous ne trouvez pas ici, une réponse à votre cas particulier ? Posez-là à nos étudiants en droit, qui vous répondront, sous la houlette de notre responsable de commission, Muriel BOURGEOIS, Docteur en Droit, spécialisée dans le droit de la famille, qui supervisera les réponses.


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Du couple formé initialement, à la vie de couple, vous avez sauté le grand pas et décidé de vivre à deux : de fonder un foyer ! Tout va bien et vous êtes tellement enchantés que vous souhaitez concrétiser ce bonheur en fondant une famille. L'état, en ce cas, vous reconnait un statut social spécial, pour vous épauler dans cette aventure, faite de joies et de contraintes.
Chargés de famille, vous aurez maintenant à envisager des dépenses, qui pourront tout de même être relativisés par tous les avantages sociaux dont nous fait bénéficier le système actuel de l'état. Certains avantages familiaux sont accessibles à tous, d'autres sous conditions de ressources, ou encore cumulables. Petit tour d'horizon des avantages sociaux, des obligations de chacun, ou encore des cas particuliers relatifs à des corporations professionnelles différentes !





Table des matières :






Vous venez d'apprendre que vous êtes enceinte, éventuellement par le biais d'un test de grossesse vendu en pharmacie




Vos démarches au niveau médical :



Les toutes premières démarches :
Faites-vous confirmer ce diagnostic par votre gynécologue, et par un test sanguin, seul test reconnu par la loi, qui permettra à votre gynécologue ou médecin traitant d'établir un certificat de grossesse et que vous devrez présenter à votre employeur, à votre caisse d'assurance maladie (qui vous transmettent un carnet de grossesse ou de maternité avec des étiquettes permettant 100% de remboursement des frais médicaux) et à la caisse d'allocations familiales.
Si vous habitez une ville métropolitaine, dès la confirmation de votre état par ce test sanguin, faites-vous établir par votre gynécologue une déclaration de grossesse, prenez rapidement rendez-vous dans la maternité de votre choix, publique ou privée (voir ce site, qui détaillent les maternités de votre secteur géographique ainsi qu'une cotation et des témoignages de femmes qui y ont accouché : ICI
Vous souhaitez connaitre la date présumée d'accouchement et savoir avec exactitude vos périodes de congés maternité ? Un lien sur ce site magnifique vous rendra ce fier service : ICI
Et le site : ICI
Mettez-les dans vos favoris, il s'agit du calendrier du site personnel du Docteur Aly ABBARA, gynécologue-obstétricien, où vous trouverez une mine d'infos sur des informations médicales propre à son domaine.

L'inscription à la maternité


Généralement, ils vous donnent ce rendez-vous 3 semaines plus tard, avec une liste de documents à avoir en votre possession pour finaliser votre inscription :
Rappel : Tout mineur doit être accompagné par le père ou la mère, le tuteur légal ou par une personne munie d'une autorisation d'anesthésier, d'opérer et de sortie.

Il est primordial de prendre rendez-vous rapidement dès l'annonce de votre grossesse en raison de listes d'attente nombreuses !


Si vous êtes très en retard dans le diagnostic de votre état, tournez-vous vers la PMI (Protection Maternelle et Infantile) de votre lieu de résidence. Ils sont compétents, pour vérifier l'existence de vos droits et veillent à ce que vous soyez inscrite dans une maternité. Le cas échéant, la PMI intervient auprès de l'assurance maladie pour obtenir une prise en charge rapide et adaptée aux situations rencontrées.

Si vous n'êtes pas assurée sociale et/ou en attente de l'ouverture de vos droits, la PMI de votre département prend en charge financièrement, le suivi de grossesse réalisé des maternités publiques sous leur juridiction et conventionnées (ainsi que le ticket modérateur pour les assurées sans mutuelle). Pour les femmes qui se retrouvent finalement seule, avec leur projet d'enfant, plusieurs systèmes ont été mis en place. N'hésitez pas à regarder le site de votre ville au niveau de la mairie. Celui de paris propose des pistes sur des aides non négligeables : Voir l'article : Mères seules à Paris... et voir en annexe 1 à la fin de ce dossier, les dispositifs d'aides liées à votre situation : ICI


Récapitulatif des examens obligatoires de la future mère


7 examens médicaux sont obligatoires :
Le 1er doit avoir lieu avant la fin du 3ême mois de grossesse et être réalisé par un médecin ou un gynécologue. Les autres doivent une périodicité mensuelle à partir du 1er jour du 4ème mois de grossesse et jusqu'à l'accouchement.


3 échographies (une par trimestre)
Elles sont remboursées au titre de l'assurance maladie à 70% du tarif conventionnel (30% à la charge de l'assurée) jusqu'à la fin du 5ème mois de grossesse et à 100% du tarif conventionnel à partir du début du 6ême mois. D'autres échographies peuvent être prises en charge pour raisons médicales sous réserve de l'accord préalable de la CPAM.


D'autres examens peuvent être réalisés pendant la grossesse si cela se justifie
Le dépistage VIE et hépatite C. Ils ne sont pas obligatoires mais ils sont pris en charge à 100% tant pour la future mère que pour le futur père dès lors que ce dépistage a été prescrit lors d'un examen prénatal. L'amniocentèse et le caryotype fœtal. Ces 2 actes médicaux sont pris en charge:
  • Si la future mère a 38 ans ou plus au moment du prélèvement.
  • Si il y a des raisons médicales pour effectuer l'examen.


Les séances préparatoires à l'accouchement. La femme enceinte peut suivre au maximum 8 séances de préparation à l'accouchement prises en charge par l'assurance maladie. Elles doivent obligatoirement être effectuées par un médecin ou une sage-femme.
L'examen médical du futur père
Chaque fois que l'examen de la future mère ou les antécédents familiaux le rendent nécessaire, un examen médical du futur père est préconisé; accompagné le cas échéant des analyses et examens complémentaires appropriés. Ces examens sont pris en charge sur le compte de la future mère.


Vos démarches administratives :




Avant l'issue du troisième mois, et en pratique, dès l'annonce de votre grossesse, faites-vous remettre un certificat par votre médecin. Le document, intitulé « Premier examen médical prénatal » se compose de trois volets. Les deux bleus sont pour la CAF et le rose est à adresser à la Sécurité sociale, CPAM.
Pour bénéficier de tous les droits aux prestations, il faut avoir fait sa déclaration de grossesse dans les 14 premières semaines.

Il n'est pas toujours facile de se mettre en condition pour l'annoncer à votre employeur, et même si la loi ne vous y oblige pas, il est vivement conseillé de le faire afin de bénéficier de tous les avantages liés à votre état.


Vos prestations sociales :




La santé et les prestations en natures :

Que vous soyez personnellement assurée, conjointe d'un assuré, à la charge d'un assuré, bénéficiaire de la CMU, les soins médicaux de votre grossesse seront pris en charge à 100%. En ce qui concerne les frais dans les maternités, ils ne sont pas toujours pris en charge en leur totalité, pensez à vous renseigner lors de votre réservation dans une maternité. Si elle est conventionnée, pas de soucis, les frais de séjour seront pris en charge à 100% pendant 12 jours au maximum au titre du forfait accouchement, avec cependant une prolongation possible si elle est justifiée médicalement.
De la part de votre caisse d'assurance maladie, vous serez d'une part, remboursée des frais de soins et de surveillance liées à la grossesse puis plus tard, liées à votre état de femme récemment accouchée appelés communément post-natal, à raison d'un examen clinique et gynécologique effectué dans les 8 semaines suivant l'accouchement, ainsi que les frais des examens périodiques obligatoires de votre bébé. De même, la rééducation périnéo-sphinctérienne après l'accouchement est également prise en charge dans la limite de 10 séances dans le cadre des soins post-nataux.

En ce qui concerne la surveillance du bon état de santé du nourrisson puis de l'enfant, la politique de l'état à cet égard est très stricte et vous êtes tenu de soumettre votre enfant à tous les contrôles sanitaires obligatoires. Ils sont au nombre de 20.
9 au cours de la 1ère année, 3 au cours de la 2ème année, puis 2 au cours de chacune des années suivantes jusqu'à son 6ème anniversaire.

En ce qui concerne les frais d'hospitalisation du nourrisson, ils seront pris en charge à 100% au titre de l'assurance maladie durant les 30 premiers jours.

La CAF peut subordonner le versement de certaines prestations à la preuve d'un suivi médical de l'enfant. Pour ce faire, la PMI propose un suivi médical ainsi qu'elle dispense la vaccination obligatoire, à titre gracieux. De plus, ils proposent des ateliers rencontres mamans/bébés et Eveil Bébés qui permettent une rencontre entre les bébés et sont très enrichissantes.

C'est dans le cadre de l'assurance maternité que vous seront aussi versées des indemnités journalières de repos durant la période de congé maternité, sous la forme d'espèces, et qui permet aussi à certaines catégories d'assurés, de bénéficier d'indemnités qui peuvent être attribuées aux pères salariés dans la cadre du congé de paternité.
A savoir : un ayant droit peut bénéficier de ces indemnités, que ce soit le conjoint d'un assuré (même dans le cas ou ils sont séparés), de la concubine, de la fille.
Pour les femmes enceintes étrangères en situation irrégulière sur le territoire, il est possible d'obtenir l'Aide Médicale d'Etat pour la prise en charge des frais de santé. Par contre, les touristes sont exclus de ce dispositif.

Le remboursement des frais de transport sont admis, lorsque l'accouchement est imminent, vers la maternité (hôpital ou clinique agrée). En revanche, les frais de transport relatifs au retour (maternité => domicile) ne sont remboursables au titre de l'assurance maladie que sur prescription médicale.


Les prestations en espèces :


Seules les personnes salariées ayant cotisé peuvent prétendre aux indemnités journalières de repos, du moment que la salariée cesse effectivement le travail pour une durée minimale de 8 semaines. Le droit au congé maternité indemnisé est plus long.
En règle générale, les indemnités dépendent du nombre d'enfants déjà nés ou à naitre :


*La législation prévoit le maintien des prestations même dans le cas ou ce type de malheur survient. Y compris pour un premier enfant, avec les particularités suivantes :
  • Si l'enfant né vivant et viable est décédé : + acte de naissance + acte de décès => le congé maternité, sa durée et son indemnisation sont maintenues.
  • Si l'enfant est mort-né : acte d'enfant sans vie =>le congé maternité, sa durée et son indemnisation sont maintenues dans le cas ou le certificat médical atteste de la viabilité du fœtus (22 semaines de gestation ou poids à 500 g minimum) (loi de 2001)



Les diverses prestations :


Le montant de l'indemnité journalière se calcule sur la base des salaires perçus sur une période de référence. Au minimum, la fourchette est fixée à 7,94Euros par jour et au maximum à 66,29Euros par jour.

Les prestations familiales comprennent:


Résumé :


Plus de détails :
Prime à la naissance ou à l'adoption (paje)
La prime à la naissance est de 808,31Euros et attribuée sous condition de ressources. Elle vous est versée lors du 7ème mois de grossesse pour chaque enfant à naître. Elle permet de faire face aux dépenses liées à la naissance. Cette prime est également versée en cas d'adoption d'un enfant de moins de 20 ans.

Conditions

Nombre d'enfants nés ou à naître Couples avec 1 seul revenu Couples avec 2 revenus
1 enfant 24129Euros 31887Euros
2 enfants 28955Euros 36713Euros
3 enfants 34746Euros 42504Euros
Par enfant en plus 5791Euros 5791Euros


Montant: 808,31 Euros par enfant né ou adopté versée au cours du 7ème mois de grossesse.


Allocation de base (paje)
L ‘allocation de base est de 161, 66 Euros par mois. Elle vous est versée sous condition de ressources :


Conditions

Nombre d'enfants nés ou à naître Couples avec 1 seul revenu Couples avec 2 revenus
1 enfant 24129Euros 31887Euros
2 enfants 28955Euros 36713Euros
3 enfants 34746Euros 42504Euros
Par enfant en plus 5791Euros 5791Euros


Soumettre l'enfant aux 3 examens médicaux obligatoires au cours :


Montant : 161,66 Euros par famille et par mois
Cumul :

Durée de versement :
A compter du mois de naissance de l'enfant et jusqu'au mois précédent son 3ème anniversaire.

Démarches : Adresser à la CAF :


Complément de libre choix d'activité (paje) :
Il est attribué lorsque le père ou la mère n ‘exerce plus d'activité professionnelle ou travaille à temps partiel pour s'occuper d'un enfant de moins de 3 ans. On peut en bénéficier dès le 1er enfant.
C'est une prestation nouvelle dans le sens où dès le 1er enfant, le père ou la mère peut s'arrêter de travailler ou diminuer son activité professionnelle et recevoir une allocation pendant une durée de 6 mois.
Jusqu'au 31/12/2003, un parent qui s'arrêtait de travailler ou diminuait son activité, ne pouvait prétendre à une allocation qu'à compter du 2e enfant.

Conditions

Vous devez avoir travaillé :

Ne pas percevoir :

Montant
ALLOCATION DE BASE PERCUE

SITUATION

OUI

NON

Ne travaille plus 339,94 Euros/mois 501,59 Euros/mois

Salarié à temps partiel
> Temps de travail =50% 219,75 Euros/mois 381,42 Euros/mois
> 50% temps de travail = 80% 126,77 Euros/mois 288,43 Euros/mois

VRP ou non salarié et travail à temps partiel
> temps de travail = 76 H et
revenu professionnel = 1032,84 Euros/mois
219,75 Euros/mois 381,42 Euros/mois
> 77 H = temps de travail = 122 H
et revenu professionnel = 1652,55 Euros/mois
126,77 Euros/mois 288,43 Euros/mois


Durée du versement
(En fonction du nombre d'enfants)


Démarches

Complément libre choix du mode de garde
Il est attribué pour l ‘emploi d'une assistante maternelle agréée ou d'une garde à domicile. Il comprend. :

Il s'agit d'une allocation versée pour aider les familles à faire face aux frais de garde de leurs enfants en fonction du mode de garde choisi.

Montant Il varie en fonction des revenus et de l'âge des enfants

Nombre d'enfants à charge Revenus inférieurs à Ne dépassant pas Supérieurs à
1 enfant 14349 Euros 31887 Euros 31887 Euros
2enfants 16521 Euros 36713 Euros 36713 Euros
Par enfant en plus 2606 Euros 5791 Euros 5791 Euros


Montant mensuel de la prise en charge
Age de l'enfant
Moins de 3 ans 354,19 Euros 253,00 Euros 151,78 Euros
De 3 à 6 ans 177,11 Euros 126,52 Euros 75,89 Euros


Un minimum de 15% du salaire restera à la charge des parents.

Versement

Si l'assistante maternelle est agréée
  • PEC partielle de la rémunération par enfant gardé
  • PEC totale des cotisations sociales pour chaque enfant gardé
Si garde à domicile
  • PEC partielle de la rémunération quelque soit le nombre d'enfants gardé
  • PEC 50% des cotisations sociales dans la limite de 375 Euros/mois jusqu'au 3ème anniversaire de l'enfant. 187,50 Euros/mois pour un enfant de 3 à 6 ans.
Démarches
Compléter le formulaire de demande et l'adresser à la CAF
Si embauche d'une garde d'enfant à domicile, compléter l'autorisation de prélèvement.
Il existe d'autres prestations familiales susceptibles d'aider les familles pour élever leurs enfants:

Allocations familiales
Versées sous condition de ressources en fonction du nombre d'enfants (à partir du 2ème)

Allocations logement
Versées sous condition de ressources en fonction de la composition du foyer, du type de logement occupé.

Allocation parent isolé
Minimum social. Allocation versée aux futures mères, et aux mères ou pères, vivant seuls, qui n'ont pas de ressources (ou ressources inférieures au montant API) et qui ont au moins 1 enfant à charge.

Il existe aussi des prestations permettant d'aider les familles lors de la maladie ou le handicap de l'enfant:

Allocation d'Education Spéciale (AES)
C'est une allocation versée en fonction des charges afférant à la maladie ou au handicap d'un enfant (ex: frais spécifiques non pris en charge par l'assurance maladie ou diminution d'activité de la part d'un des parents)

L'AJPP : l'allocation journalière de présence parentale
L'allocation journalière de présence parentale est destinée aux parents d'enfants malades, handicapés ou victimes d'un accident sévère.
Un médecin juge nécessaire la présence de sa mère(ou de son père) auprès de l'enfant. Le parent doit dans ce cas interrompre son activité professionnelle.
Cette allocation remplace l'Allocation de Présence Parentale depuis le 1er mai 2006.
L'allocation journalière de présence parentale n'est pas soumise à condition de ressources (sauf le complément pour frais). Son montant varie en fonction :
  • Du nombre de jours de congés (22 par mois au maximum)
  • De la composition de la famille (couple ou personne seule).

Elle est versée pour une durée maximum de 310 jours, sur une période de 3 ans.
Un complément pour frais peut être accordé sous condition de ressources.
Montants au 1er janvier 2008 :
  • Par jour de congé :
    • Vous vivez en couple : 39,97 Euros
    • Vous assurez seul(e) la charge de l'enfant : 47,49 Euros
  • Pour un mois complet de congé (soit 22 jours d'allocation journalière) :
    • Vous vivez en couple : 879,34 Euros
    • Vous assurez seul(e) la charge de l'enfant : 1 044,78 Euros

Par exemple, si vous vous absentez de votre travail pendant 5 jours au cours d'un mois et que vous vivez en couple, vous recevrez : 39,97 Euros × 5 = 199,85 Euros.

=> Complément forfaitaire pour frais : 102,23 Euros par mois

Ce complément est attribué, sous condition de ressources, lorsque l'état de santé de l'enfant exige des dépenses au moins égales à 102,74 Euros par mois.
L'allocation de présence parentale est destinée à compenser une perte de revenus. Elle n'est donc pas cumulable avec :
  • Les indemnités journalières d'assurance maladie, maternité, d'accident du travail, d'adoption ou l'allocation de remplacement
  • Les allocations chômage
  • Une pension d'invalidité ou de retraite
  • L'allocation parentale d'éducation (APE) et le complément libre choix d'activité (PAJE)
  • L'allocation aux adultes handicapés (AAH)
  • Un complément d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH, ex-AES) ainsi que la majoration de parent isolé ; cependant, l'AEEH de base continue à être versée.
    • Si le complément (plus la majoration parent isolé) est plus élevé que l'AJPP et son complément pour frais, c'est le complément qui est versé.
    • Il en est de même pour l'APE, le complément libre choix d'activité ou l'AAH : c'est le montant le plus élevé qui est versé.

Si vous exercez une activité à temps partiel, que vous percevez une allocation journalière de présence parentale, vous pourrez continuer à la percevoir en cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident de travail – tout en percevant des indemnités journalières.

L'aide d'une travailleuse familiale
Une travailleuses familiale peut venir aider la maman, et participer aux travaux familiaux, ménagers ou éducatifs.

CONDITIONS A REMPLIR
  • Être allocataire à la Caisse d'Allocations Familiales ou autres régimes (EDF, PTT...)
  • Avoir des enfants à charge (de moins de 3 ans pour certaines associations)
  • Ne pas dépasser certaines ressources (variables selon le nombre d'enfants).


FORMALITÉS A ACCOMPLIR
Prendre contact avec un Service Social (Assistante Sociale Hospitalière, de la CAF, ou de votre secteur), des organismes de travailleuses familiales vous seront indiqués.

PIÈCES A FOURNIR
  • Numéro d'allocataire CAF,
  • Fiche familiale d'état civil,
  • Certificat médical,
  • Revenus en cours,
  • Avis de non imposition de l'année précédente.


NOMBRE D'HEURES ALLOUÉES
Variable selon l'état de santé ou la situation sociale de l'allocataire, mais en général, 80 heures.

PARTICIPATION FINANCIÈRE
Elle est calculée en fonction de vos ressources.


Le Petit Plus, Maisons de Parents Accompagnant des malades hospitalisés :

Maison de Parents Ferdinand Foch
36 bis avenue Franklin Roosevelt
92150 SURESNES
Tél. 01 41 38 96 10

La Clairière
3 avenue Casimir Davaine
92380 GARCHES
Tél. 01 47 01 08 99

Rosier Rouge
16 avenue du Général de Gaulle
92170 VANVES
Tél. 01 41 33 30 30

Résidence Magendie
2/4 rue Magendie
75013 PARIS



Prestations sociales : Cas particuliers :


Pour le cas de personnes qui accoucheront hors de France et dans la communauté européenne, vous pouvez bénéficier des mêmes avantages sociaux du moment que vous résidez temporairement ailleurs, grâce à la carte européenne d'assurance maladie.

Dans le cas ou votre séjour est programmé et que l'accouchement se ferait hors de France, pour le remboursement des soins il faut une entente préalable de votre caisse d'affiliation.

De la même façon, si votre lieu de résidence temporaire se situe hors de France, pendant le laps de temps ou vous bénéficiez de l'assurance maternité, il vous faudra obtenir l'accord de votre Caisse d'affiliation pour que votre prise en charge continue durant votre séjour à l'étranger.



Femme enceinte et société professionnelle :



Candidature à un emploi :

Vous avez parfaitement le droit de tenir confidentiel votre état face à un employeur, lors d'un entretien d'embauche, cela, même si vous bénéficiez d'une visite médicale de pré-embauche. En effet, le médecin qui constaterait votre état, est tenu au secret professionnel. De la même façon, si votre employeur se rend compte de votre état ou que vous lui déclariez votre grossesse pendant la période d'essai, la loi est très stricte en matière de protection maternelle, votre employeur n'aurait pas le droit d'interrompre votre période d'essai.

Prévenir votre employeur
A priori, rien ne vous oblige à prévenir votre employeur de votre état, mais pour la préservation de vos liens hiérarchique et de bienséances, il est préférable de le faire dès le troisième mois de gestation. D'autre part, celles qui ne souhaiteraient pas le faire, ne pourraient bénéficier de leurs droits liés à leur état de grossesse sur le lieu de travail, à savoir :
  • Partir ou arriver 20 minutes plus tôt ou plus tard, à partir du troisième mois jusqu'à votre congé maternité. Selon votre convention collective, ce délais peut aller jusqu'à une heure par jour, voir plus dans les cas particuliers.
  • Demander une autorisation d'absence pour vous rendre aux examens médicaux obligatoires dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesse et des suites de l'accouchement. Ces absences n'entraîneront aucune perte de salaire car elles sont assimilées à des périodes de travail effectif.
  • Demander un réaménagement de votre poste de travail, surtout lorsqu'il s'agit de travail pénible, la réglementation du code du travail ou votre convention collective notamment, peut vous aiguiller sur les aménagements liées aux employées enceintes. A ce titre, quand les conditions de travail sont jugées dangereuses pour la santé de la femme enceintes et la viabilité du fœtus, si votre état de santé l'exige, vous pourrez être affectée de manière temporaire à un autre emploi, soit à votre initiative, soit à celle de votre employeur mais sur conseil du médecin du travail, jamais sans lui, en effet l'employeur ne décide pas tout seul du réaménagement nécessaire s'il porte à litige. Egalement en ce qui concerne le travail de nuit, que vous soyez enceinte ou que vous veniez d'accoucher, vous pouvez demander à être affectée à un travail de jour, avec le maintient de votre salaire et prolonger du 1 mois maximum cette particularité à votre contrat initial. Si l'employeur justifie ne pas pouvoir vous reclasser en poste de jour, vous pouvez bénéficier d'une suspension de travail, même en dehors de la période de congé maternité, avec une garantie de maintient de rémunération qui se traduit par une allocation spécifique allouée par la sécurité sociale, complétée par l'employeur.
  • Enfin, dans le cadre du congé maternité ou d'adoption, il vous est garanti le droit d'évolution salariale. Sur ce point du droit, il est peu appliqué, sinon SOCIETY WOMEN ne se battrait pas pour cette cause, en effet, trop nombreuse sont les femmes qui se plaignent d'avoir été mise à l'écart de vrai dossiers, de promotion ou autre chose de même type (voir témoignages : « Femmes en phase de reprise d'activité). Hors, depuis la loi du 23 mars 2006 relative à « L'égalité salariale entre les hommes et les femmes », certains accords collectifs favorisent une garantie de « Rattrapage salariale » : Soit l'entreprise est couverte d'un tel accord et elle applique automatiquement ce droit et dot au minimum faire bénéficier le salarié des mêmes droits, soit ce n'est pas le cas, et l'entreprise est tenue de majorer la rémunération du salarié, en congé maternel ou d'adoption, des augmentations générales appliquées dans l'entreprise ou même dans le cas d'augmentation individuelles. En effet, si la majorité des salariés ont été augmentés de manière individuelle durant la période de congé maternité du salarié, il n'y a pas de raison que celles-ci ne s'applique pas à lui aussi. Si le rattrapage salarial s'applique, en ce cas il est dû dès le retour de la personne salariée dans l'entreprise. Ce dispositif ne concerne pas le congé parental d'éducation. Si le salarié enchaîne avec un tel congé, l'augmentation ne serait du qu'à l'issue de ce congé parental, à la reprise du travail.
  • Lors de la reprise de travail, en cas d'allaitement, vous pouvez négocier avec votre employeur un temps de pause déjeuner plus long de 30 minutes supplémentaires, afin d'aller allaiter votre enfant. Par contre, ces heures ne vous seront pas rémunérées, sauf dans les conventions collectives qui régissent le secteur bancaire.


Vous devrez de toute façon tôt ou tard avertir votre employeur de la date de votre départ en congé maternité, sous peine d'être sous le coup d'une rupture de contrat de travail. Vous pouvez le faire par lettre recommandé avec accusé de réception, et contenant un certificat médical attestant de votre état ou vous pouvez remettre ce papier en mains propres contre un récépissé, preuve de la déclaration de votre grossesse à l'entreprise.

Cela-dit, si votre employeur vous a notifié un licenciement, la grossesse n'ayant pas été déclarée, l'employée en état de grossesse peut faire annuler le licenciement par l'envoi en recommandé avec accusé de réception d'un certificat médical de grossesse dans les quinze jours suivant la notification du licenciement par l'employeur pour enrayer la décision de licenciement.
Vous devrez également remettre au médecin du travail la fiche travail / grossesse, qui se trouve dans votre carnet de maternité.


Congé maternité :

La période de congé maternité est de seize semaines* minimum : six semaines avant la date présumée de l'accouchement et dix semaines après.

*L'association SOCIETY WOMEN se bat pour que dès le premier enfant, la période de congé soit étendue à 22 semaines.

En cas de naissances multiples, les congés sont allongés à douze semaines avant l'accouchement et vingt deux semaines après, pour des jumeaux, et à vingt quatre semaines avant l'accouchement et vingt deux semaines après, pour des triplés.

Pour le troisième enfant, votre congé passe à vingt six semaines : huit semaines avant l'accouchement et dix huit semaines après.

En cas de maladie, la durée de votre congé maternité peut être allongée sur prescription médicale : deux semaines avant et/ou quatre semaines après la date présumée de l'accouchement peuvent être accordées.

Les congés maternité sont assimilés à une période de travail effectif : ils donnent ainsi droit aux mêmes avantages d'ancienneté. Durant cette période, vous êtes indemnisée par votre caisse de Sécurité Sociale, sauf dans si la convention collective de votre entreprise prévoit le maintien du salaire par l'employeur. Dans le cas d'un bébé prématuré, la durée totale du congé légal n'est pas réduite.

En cas d'accouchement tardif, le congé prénatal est prolongé jusqu'à la date de l'accouchement et le congé postnatal reste identique.

Si votre enfant reste hospitalisé au delà de la 6ème semaine suivant l'accouchement, vous pouvez reprendre votre travail, puis utiliser le reste de la période de congé postnatal à partir du jour où votre enfant quitte l'hôpital ou prévoir un aménagement avec votre employeur.

Enfin, si vous allaitez et que vous souhaitez rester auprès de votre bébé, ou encore que les suites de l'accouchement soient problématiques, il est possible de prolonger le congé maternité par un mois au maximum de congé pathologique, dispensé par votre gynécologue, qui est considéré comme un arrêt maladie et soumis aux mêmes réglementations que celui-ci en matière de rémunération.

De même, en cas de grossesse difficile, un congé pathologique supplémentaire pouvant aller jusqu'à 14 jours avant l'accouchement est possible.


Interruption thérapeutique, spontanée ou volontaire de grossesse

Dans le cadre d'une interruption thérapeutique (sous réserve que le seuil de viabilité fixé par l'OMS soit atteint. Le critère de viabilité, rappelé dans la circulaire 576 du 30 novembre 2001, est de 22 semaines d'aménorrhée ou un poids du fœtus de 500 grammes), le droit en vigueur habituel s'applique aux mêmes conditions que pour les bébés nés viables.

Dans le cas de toute interruption thérapeutique, inopinée ou avortement spontané, intervenue antérieurement au délai de 22 semaines d'aménorrhée ou de poids du fœtus inférieur à 500 grammes, le congé sera considéré comme un arrêt de travail.

En cas de grossesse pour un troisième enfant et plus, de grossesse gémellaire ou multiple, il convient d'appliquer l'article L 331-4 du code de la sécurité sociale portant la durée du congé de maternité à 26 semaines maximum.

Lorsque l'intéressée ou le médecin décide de ne pas demander ce congé de maternité, mais seulement une partie de celui-ci, les arrêts de travail liés à cette interruption de grossesse seront pris en charge au titre du congé de maternité dans la limite minimale de 8 semaines.

La circulaire précitée, rappelle qu'en cas d'interruption volontaire de grossesse, les arrêts de travail liés à cette interruption sont pris en charge au titre du congé ordinaire de maladie, cette interruption devant intervenir au dessous du seuil fixé par l'OMS.

Un extrait d'acte d'enfant sans vie n'ouvre pas droit au congé de paternité, seule la présentation d'un acte de naissance est recevable pour l'octroi de ce congé.

Rappel de la réglementation au regard de l'état civil :
Lorsque le seuil de viabilité fixé par l'OMS n'est pas atteint, aucun acte d'état civil n'est délivré. En cas d'arrêt, celui-ci est accordé au titre du congé ordinaire de maladie. - L'acte d'enfant sans vie ne pouvant être établi que lorsque l'un des deux critères de viabilité est atteint : enfant mort né viable de 22 semaines d'aménorrhée ou poids de 500 grammes.
Alors que l'acte d'état civil est nécessaire au regard de la législation funéraire, il n'en est pas de même pour l'octroi du congé de maternité en cas d'interruption de grossesse (thérapeutique, inopinée ou avortement spontané).


Congé paternité :

Selon la loi du 21 décembre 2001, les pères en activité peuvent cesser leur activité pendant une période de 14 jours non ouvrables, cumulable avec les 3 jours dont sont déjà bénéficiaires les salariés, dans les 4 mois qui suivent la naissance de l'enfant ou dans les 4 mois qui suivent l'hospitalisation de l'enfant. En cas de naissances multiples, le congé est de 18 jours.

Conditions à respecter:
  • Etre immatriculé depuis 10 mois.
  • Envoyer une lettre recommandée à l'employeur un mois avant le début du congé souhaité.

Les indemnités journalières sont versées par la CPAM. Les modalités de calcul sont identiques au calcul du congé maternité, à savoir : 100% du salaire de base avec plafond mini et maxi.

Le père peut bénéficier de ce congé même s'il n'est pas marié, à ce titre il peut également en bénéficier, qu'il soit en concubinage, pacsé, divorcé, séparé. Il lui suffira de prouver sa paternité à l'aide du livret de famille actualisé, de l'acte de naissance de l'enfant ou encore de l'acte de reconnaissance* en s'adressant à la CPAM.

*L'acte de reconnaissance ne doit pas être confondu avec la déclaration de naissance, notamment pour les pères, d'autant plus ceux qui ne sont pas mariés. Ce sont deux actes bien distincts. Il est possible pour le père de reconnaitre l'enfant au moment de la déclaration, après celle-ci et même avant que l'enfant ne soit né. En ce qui concerne la mère, depuis le 1er juillet 2006, la déclaration de naissance vaut reconnaissance de l'enfant vis-à-vis de la mère.

Par ailleurs, il est conseillé aux pères, bien qu'une personne de l'état civil passe maintenant dans les maternités assurer cette fonction, de le faire eux-mêmes au service de l'état civil de la mairie de leur ville. En effet, il a été constaté que cette notion de déclaration et de reconnaissance permettraient aux pères de se sentir réellement investi dans leur rôle moral, ayant associé à la naissance un acte juridique.

Congé maternité/paternité dans le cadre d'une adoption :

Un salarié qui décide d'adopter un enfant, que ce soit par l'intermédiaire d'un organisme agrée ou de l'état peut suspendre son contrat de travail au profit d'un congé d'adoption.

La durée de ce congé est de 10 semaines (des plus selon la convention professionnelle dont l'on bénéficie) et peut être étendu à 18 semaines dans le cas ou des enfants seraient déjà présents au sein du foyer. Pour une adoption multiple, quel que soit le nombre d'enfants, ce congé est porté à 22 semaines.

Ce congé peut prendre effet 7 jours avant l'arrivée de l'enfant dans la famille.

Si les deux parents sont salariés, le congé peut être pris indifféremment par l'homme ou la femme.

Par contre, un seul des deux parents a le droit à ce congé, le second parent n'ayant droit qu'à 3 jours, qui peuvent être pris au choix, dans une période de quinze jours à l'arrivée de l'enfant dans la famille.

La demande d'une période étendue de 11 jours (et 18 jours en cas d'adoptions multiples) est possible quand les deux parents sont salariés, sous condition que cette période de congé supplémentaire soit répartie de manière égale entre les deux conjoints. En ce cas, la durée de congé n'est fractionnable qu'en deux parties mais peuvent êtres prises par les deux parents simultanément.

En ce qui concerne les garanties salariales d'un parent adoptif, elles sont sensiblement les mêmes que celles qui protègent les femmes salariées enceintes : Protection contre le licenciement, droits aux congés payés durant la période de congé d'adoption et possibilité de prendre ceux-ci dès le retour du salarié dans l'entreprise, même si la période a expiré.

A son retour, le salarié doit retrouver son précédent emploi, avec le même salaire, aux mêmes conditions que celles fixées pour une femme enceinte en phase de reprise d'activité.


Congé maternité/paternité dans le cadre d'une adoption internationale :

Un salarié qui souhaite adopter un enfant à l'étranger ou dans les DOM TOM peut bénéficier d'un congé supplémentaire, non rémunéré, d'une durée maximale de 6 semaines en plus du congé d'adoption légal. L'obligation d'en avertir son employeur par courrier avec accusé réception doit se faire au moins deux semaines avant le départ.


Licenciement :

En étant enceinte, vous bénéficiez de conditions particulières de protection. La législation du travail prévoit et interdit tout licenciement d'une femme enceinte dès l'instant que la grossesse est médicalement constatée. Cette protection court depuis la déclaration de votre état jusqu'aux quatre semaines qui suivent la fin de votre congé maternité.

Tout de même, si vos rapports hiérarchiques ne sont pas au beau fixe, il faut se méfier d'éventuels harcèlements moraux qui pourraient se traduire par exemple par des insultes de votre part. En ce cas, l'employeur pourrait vous licencier au titre de la « faute grave ».

De la même façon, aucun licenciement ne peut avoir lieu pendant votre congé maternité. Ainsi, même si le licenciement est notifié à un moment où la loi le permet, la résiliation du contrat ne peut prendre effet pendant vos congés maternité qui sont actuellement de 16 semaines en tout.

Par rapport à la loi, il est interdit à l'employeur de prendre en compte l'état de grossesse ou la supposée faiblesse de la femme à ces moments précis pour justifier un licenciement ou encore une mesure incitative telle que mutation et même sanctions !

En effet, en cas de litige, l'employeur doit prouver que sa décision est justifiée par des éléments étrangers à toute discrimination. La salariée qui s'estime lésée peut faire appliquer le droit par le biais d'un juge qui peut ordonner toutes mesures d'instruction visant à une procédure pénale qui vaudrait à l'employeur au maximum 3 ans d'emprisonnement et 45000 euros d'amende.

Rappel : La salariée enceinte n'a pas d'obligation de révéler son état, mais en ce cas, elle ne bénéficierait pas des dispositions concernant la protection de la femme enceinte.


Congé parental :

Que ce soit dans le cadre d'une naissance ou d'une adoption d'un enfant de moins de 16 ans, après votre congé maternel ou d'adoption, vous avez la possibilité de rester plus longtemps avec votre enfant dans le cadre d'un congé parental. Celui-ci vous permet d'interrompre ou de réduire votre activité professionnelle, il suffit pour cela de justifier d'un an d'ancienneté dans la même entreprise. De plus, il n'est pas réservé qu'aux mères, les pères aussi peuvent en bénéficier. L'employeur est tenu de vous accorder ce droit.

La durée de ce congé parental est en principe d'un an, qui peut être reconduit deux fois, soit 3 ans en tout au maximum. Par contre, vous n'avez pas d'obligation de le prendre juste après votre congé maternel. Cela peut intervenir même longtemps après la reprise, sachez toutefois que le congé pris ne peut excéder le troisième anniversaire de l'enfant. Dans le cadre de l'adoption et si l'enfant a plus de 3 ans, en ce cas, le congé parental ne sera que d'un an maximum, non reconduit.

Important : Si vous souhaitez faire suivre votre congé maternité d'un congé parental, vérifiez bien les jours de congés payés qu'il vous restait à prendre, et prenez-les avant que le congé parental ne débute, sinon ils seront irrémédiablement perdus, surtout si la fin de votre congé parental prends fin après le 31 mai.

Côté formalité, il vous suffit d'avertir votre employeur, par lettre recommandé avec accusé de réception ou avec une lettre remise en main propre contre signature, un mois avant la fin du congé maternité. Si vous avez retravaillé entre temps, en ce cas vous devrez respecter un délai de deux mois de préavis avant de prendre ce congé parental.

Cela-dit, le congé parental peut être prévu pour durer moins longtemps : Il peut être de 3 mois, 6 mois, renouvelable, mais en ce cas, veillez à Il peut aussi être total ou partiel. Dans ce dernier cas, vous avez obligation de travailler un minimum de 16 heures par semaine. Les horaires sont à négocier avec l'employeur.

Si vous souhaitez renouveler ce congé, vous avez le choix de transformer ce temps partiel en congé parental total et inversement. Vous pouvez même interrompre ce congé pour raisons financières. Il vous suffit d'adressez à votre employeur, une lettre recommandée avec accusé de réception, expliquant vos motivations, au moins un mois avant la transformation ou l'interruption du congé, mais il est conseillé bien sûr, soit d'aller le voir ou de téléphoner, la lettre ne faisant office que de formalité. Beaucoup de personnes se plaignent des mauvaises conditions dans lesquelles elles reprennent leur travail, et c'est un sujet que traite SOCIETY WOMEN, notamment par rapport à des abus dont sont victimes les femmes, encore plus les hommes, qui se voient déchargés de dossiers ou missions intéressantes. Mais pensez à rester en contact durant le congé maternel ou parental, avec votre entreprise, vos collègues, ainsi vous maintiendrez de bonnes relations et serez au courant de l'évolution ou des changements intervenus pendant votre absence. Ainsi vous serez plus à l'aise lorsque sera venu le temps de la réintégration.

Les raisons invoquées peuvent être personnelles ou encore peuvent être liées à des difficultés de mode de garde.

Durant ce congé parental, vous êtes protégé par la législation, l'employeur n'a aucun droit de vous licencier.

Par contre, aucune fiche de paye, ni salaire ne vous seront transmis pendant cette période. Il s'agit d'une suspension de contrat. Tous ces éléments reprendront à l'issue de votre congé et vous êtes assuré de retrouver votre emploi. En attendant, vous pouvez prétendre au « complément de libre choix d'activité », la Paje, dispensée par la CAF (Caisse d'Allocations Familiales).

Dans le cadre du congé parental, vous ne pouvez exercer une activité professionnelle, mis à part celle d'assistante maternelle. Vous pouvez par contre en profiter pour faire un bilan de compétences ou encore suivre une formation professionnelle. Cela n'induit pas de rémunération mais vous ouvre des droits en matière de protection sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Pour les personnes qui souhaitent ne prendre qu'un an de congé mais que celui-ci soit mieux rémunéré, c'est possible, si c'est votre troisième enfant, par le biais du complément optionnel de libre choix d'activité (COLCA), versé par la CAF. La condition principale étant de justifier d'au moins 8 trimestres de cotisation vieillesse (en continu ou non) validés au titre d'une activité professionnelle dans les 5 ans qui précèdent la naissance, l'adoption ou l'accueil de l'enfant. Par contre ce congé ne peut être pris que pour une cessation d'activité totale, et non partielle, pouvant se partager entre les deux parents sur une période de six mois chacun. Le bémol, c'est que celui-ci doit être pris avant les un an révolu de l'enfant.

Le complément optionnel de libre choix d'activité (COLCA) a été mis en place en 2006 afin d'inciter les parents à une reprise plus rapide de leur emploi, c'est aussi la raison pour laquelle sa « rémunération est plus élevé que le traditionnel CLCA. Si vous percevez aussi l'allocation de base de la Paje, le complément s'élèvera à un montant de 611,59 euros. Sinon, il sera de 789,54 euros. Versé pendant une période de un an, à compter du mois de naissance ou d'adoption jusqu'au mois précédant son premier anniversaire. Cette prestation, en cas de partage de congé entre le père et la mère, peut être perçue par l'un sur six mois et ensuite par l'autre parent sur les six mois restants.

Le paiement du COLCA peut aussi intervenir dès la fin de l'indemnisation maternité, paternité, maladie, accident du travail ou de l'allocation de remplacement, ainsi qu'à partir du mois de cessation d'activité, si celle ci se situe dans le délai de 12 mois, et également de fin ou de suspension de votre indemnisation au chômage. Murissez votre réflexion car si vous optez pour le COLCA, sachez que ce choix est définitif, et que vous ne pourrez cumuler avec le complément de libre choix d'activité pour le même enfant, ni percevoir des allocations dues au titre d'un congé maternité, paternité, maladie ou accident du travail. De même, si vous êtes bénéficiaire d'allocations chômage, vous pouvez demander à les suspendre le temps de bénéficier du complément optionnel de libre choix d'activité. Le paiement de vos allocations chômage reprendra lorsque vous cesserez de bénéficier du COLCA.


La retraite des mères au foyer :

Les mères de familles restées au foyer pour éduquer leurs enfants peuvent bénéficier de cotisations retraites. Celles-ci sont versées par la CAF.

Les salariés du privé, bénéficient de deux années de cotisation-retraite par enfant. Cela signifie qu'une personne peut partir en retraite 2 ans par enfant, plus tôt que les autres personnes. Cette majoration de durée d'assurance (MDA) est également susceptible d'être attribuée aux conjoints qui le souhaitent, à condition que "le père démontre qu'il a élevé l'enfant". Les couples pacsés peuvent aussi en bénéficier. Cette loi entrée en vigueur récemment, janvier 2010, pourrait s'étendre aux couples qui adoptent.

Les femmes qui ne travaillent pas ou qui ont cessé de travailler pour élever leurs enfants, bénéficient d'une retraite et sont affiliées gratuitement à l'AVPF, Assurance vieillesse des Parents au Foyer, et ce depuis 1972. C'est la CAF qui est chargée de verser les cotisations aux caisses de retraite au titre des années sans activité et de présence au foyer et qui donne droit à une retraite de base sous certaines conditions toutefois, notamment conditions de ressources ne dépassant pas un certain plafond ou autres allocations déjà versées. La mère de famille ayant la charge d'une personne handicapée avec un taux d'handicap permanent de 80% peuvent également bénéficier de cette retraite.

Le taux de calcul est fait sur une base égale à 169 fois le taux horaire du Smic en vigueur au 1er juillet de l'année précédente, soit actuellement : 1 471,99 Euros par mois.

Comme le calcul se fait sur les périodes d'inactivité et que celles-ci, sont remplacées par des droits à la retraite, l'AVPF est vraiment intéressante, notamment pour ceux qui n'ont pas pu faire le plein de trimestres d'assurance vieillesse via leur activité professionnelle. Grâce à cette prestation, un trimestre est validé dès lors que le salaire forfaitaire d'AVPF reporté au compte de l'assuré correspond à 200 heures de Smic dans la limite de quatre trimestres par an.

Dans certains cas, l'assiette forfaitaire retenue peut être égale à 50 ou 20 pour cent de la valeur mensuelle citée ci-dessus, en fonction du taux des prestations familiales dont ils ont bénéficié. Le nombre de trimestres validés par an peut donc varier.

Vous ne savez pas si vous avez bénéficié d'un tel avantage au cours de votre carrière ?

La CAF étant chargée de verser ces cotisations d'assurance vieillesse pour vous, c'est aussi elle qui vous en avise par une attestation d'affiliation à l'AVPF. Si c'est le cas, votre caisse de retraite les a enregistrées sur votre compte individuel et figurent donc sur votre relevé de carrière sous forme de salaires reportés par la Caf. Vous pouvez le vérifier en vous rendant sur le site internet www.retraite.cnav.fr

Mais pas d'inquiétude, si ce n'est pas le cas, vous pouvez toujours vous tourner vers cet organisme afin qu'ils étudient vos droits par rapport à la CAF, et le cas échéant, rétablir vos droits et régulariser la situation.

En tant que belle-mère, il est possible de bénéficier de cet avantage, il n'est pas nécessaire d'avoir un lien de filiation avec les enfants élevés. En effet, la loi définit le lien parental par rapport à l'éducation de l'enfant et non à la filiation. Par contre bien sûr, le nombre de trimestres est calculé par rapport à la période à partir de laquelle les enfants sont à charge de manière effective et permanente du beau parent. Et ce lien est défini de la manière suivante : la charge financière qui comprend la nourriture, l'habillement, le gîte mais également la responsabilité affective et éducative de l'enfant. Cette condition prend effet à compter du premier jour d'engagement du beau parent envers la famille et sont attribués jusqu'au 16ème anniversaire de l'enfant dans la limite de 7 trimestres, soit 8 trimestres au total en comptant le trimestre initial.

De plus, à partir de trois enfants (enfants morts nés y compris), une majoration de 10 pour cent sur leur retraite base est accordés aux parents. On peut également prendre en compte les beaux enfants d'un précédent mariage si ceux-ci ont été à la charge (tel que défini plus haut) du parent pour une période d'au moins 9 ans avant leur seizième anniversaire. En règle générale, si l'on a trois enfants, la retraite complémentaire s'en trouve bonifié. Vous pouvez obtenir de plus amples informations sur votre situation particulière auprès de l'AGIRC ARRCO ou sur le site www.agirc-arrco.fr.


Reprise du travail :

A la date de reprise, l'employée doit pouvoir retrouver l'emploi qu'elle occupait avant son congé maternité ou à défaut un emploi équivalent. Par ailleurs, l'employeur est tenu de maintenir votre rémunération et votre qualification. Vous bénéficierez d'un examen du médecin du travail dans les huit jours suivant votre réintégration dans l'entreprise. Cet examen permettra de juger de votre aptitude à reprendre votre poste et d'une éventuelle nécessité d'adaptation ou de réadaptation aux conditions de travail.


Cas particuliers :


Les droits de la femme enceinte en CDD (Contrat à durée déterminés)

En règle générale, vos droits sont les mêmes que ceux dont bénéficient les salariés enceintes en CDI, mais tenues également par les mêmes obligations. Comme pour le CDI, vous êtes libre d'annoncer votre grossesse au moment ou vous le souhaitez. Mais pour bénéficier du congé maternité, vous êtes obligée d'avertir votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée d'un certificat médical attestant de votre état, et indiquant la date présumée de l'accouchement.

De toute façon, l'employeur n'a pas le droit de rompre votre CDD. Cependant, à l'issu du contrat, l'employeur peut fort bien ne pas vous le renouveler, et dans le cas ou votre CDD prend fin pendant le congé maternité, rien n'oblige l'employeur à vous réembaucher à l'issue du congé. Vous percevrez vos indemnités journalières même si votre contrat arrive avant le terme de votre congé maternité. Les indemnités de chômages prennent le relais et de manières dégressives (AUD Allocations Uniques Dégressives) si vous justifiez de 4 mois d'activité salariée.


Les droits de la femme enceinte au chômage

Vous devez signalez votre situation de grossesse, lors de votre déclaration mensuelle aux ASSEDICS au moins un mois et demi avant la date présumée d'accouchement : mentionner l'option : « en congé maternité ». De fait, vous ne serez plus considérée comme demandeur d'emploi durant cette période et non soumise aux obligations y afférentes. Vos indemnités ASSEDICS sont remplacées par des indemnités journalières de CPAM. Vous bénéficiez pour les soins et les examens obligatoires, des mêmes avantages d'affiliation (Les 7 examens sont remboursés, sur la base habituelle des tarifs conventionnés. A partir du sixième mois, les soins sont remboursés à 100%.)


Les droits de la femme enceinte travailleur indépendant Tout en bénéficiant d'une allocation de remplacement. Celle-ci couvre 90 % des frais réels engagés pour l'embauche d'une personne salariée, dans la limite d'une période de 90 jours. Le tout est de s'y prendre à temps : l'allocation doit être demandée au moins 20 jours avant la date d'interruption prévue.

Enceinte et artisane, commerçante ou membre d'une profession libérale Vous pouvez bénéficier d'une allocation forfaitaire de repos maternel, en compensation d'une partie de la diminution d'activité consécutive à la maternité. Vous devez alors vous arrêter 30 jours consécutifs, entre le 9e mois de grossesse et le premier mois de l'enfant. L'arrêt de travail peut ensuite être prolongé par une ou deux périodes de 15 jours consécutifs.
Versée en deux fois, à la fin du 7e mois de grossesse et après l'accouchement, l'allocation s'élève à 2 796,92 euros et de 1 398,46 euros, en cas d'adoption.

Expatriée

Avec le statut d'expatriée, vous bénéficiez du régime de sécurité sociale du pays d'accueil, du coup vous n'êtes plus considérée comme assurée sociale en France, à moins de cotiser à la Caisse des Français de l'Etranger, CFE, en plus de votre affiliation obligatoire dans le pays d'accueil.


Travailleuses frontalières

  • Travail en Suisse


  • Protection du droit du travail pour les femmes enceintes ou qui allaitent

    L'employeur est tenu de donner à la femme enceinte ou qui allaite, une activité et des conditions de travail qui ne nuisent pas à sa propre santé ni à celle de son enfant. Si elle exécute des tâches pénibles ou dangereuses, son activité professionnelle peut lui être interdite, ou bien soumise au respect de conditions particulières.
    Il leur est notamment interdit de licencier une femme pendant la période ou elle est enceinte, mais également celle ou elle allaite.
    La femme enceinte ou qui allaite, qui ne peut exercer certaines tâches au vu des dispositions du paragraphe ci-dessus, a droit au paiement de 80% de son salaire (plus, le cas échéant, une indemnité "appropriée" pour la perte du salaire en nature), si l'employeur ne peut pas lui proposer un reclassement à un poste équivalent.
    La femme enceinte ou qui allaite ne peut exercer son activité professionnelle qu'avec son propre accord. Elle peut également s'absenter du travail ou bien quitter son travail sur simple déclaration. L'employeur est obligé de garantir à la salariée le temps qui lui est nécessaire pour allaiter son enfant.
    Durant les 8 semaines qui suivent l'accouchement, la femme n'a pas le droit de travailler. De la huitième à la seizième semaine après l'accouchement, elle peut reprendre son activité professionnelle, mais uniquement si elle donne son accord.
    A partir de la huitième semaine avant l'accouchement, une femme enceinte n'a pas le droit de travailler entre 20 h et 6 h.

    L'employeur est obligé de garantir à la salariée le temps qui lui est nécessaire pour allaiter son enfant, durant la première année de l'enfant.
    Le temps de l'allaitement est considéré comme suit : Sur le lieu de travail, il est considéré comme du temps de travail ; Si la salariée quitte son lieu de travail pour allaiter, la moitié du temps de cette absence est considérée comme temps de travail ; Le temps d'allaitement restant ne doit pas être rattrapé ni avant ni après, il ne peut pas non plus être comptabilisé en tant que temps de repos.


    Assurance Maternité

    CONDITIONS
    • Protection de la salariée enceinte sur son lieu de travail
    • Prise en charge de frais médicaux selon les dispositions de l'assurance maladie souscrite. À 100 % pendant la durée de la grossesse pour toutes les caisses pour une assurée en Suisse.
    • Les femmes qui travaillent bénéficient pendant un maximum de 14 semaines après la naissance de l'enfant d'un revenu de remplacement correspondant à 80% du salaire précédent (art. 16eEOG). Ce revenu de remplacement ne peut excéder 172 CHF par jour (art. 16f EOG).
    • Si la femme enceinte est dans l'incapacité de travailler pendant sa grossesse, elle bénéficie des mêmes droits relatifs à son salaire que lors d'une incapacité de travail pour cause de maladie, d'accident, etc.
    • La femme enceinte bénéficie de temps libre pour les examens médicaux (art. 324a OR).
    • A partir de la naissance, elle bénéficie d'un congé de maternité de 14 semaines (art. 329f OR).
    • Les femmes enceintes et les femmes qui allaitent ne peuvent être occupées qu'avec leur accord. La même règle vaut pour les femmes ayant accouché, à partir de la 9ème semaine et jusqu'à la 16ème semaine après l'accouchement. De la 1ère à la 8ème semaine après l'accouchement, il est absolument interdit d'occuper la salariée (art. 35a Abs. 1 und 3 ArG).
    • Le maintien du salaire en cas d'incapacité de travailler à la suite de la grossesse et de l'accouchement est réglé à l'art. 324a OR. Selon ces dispositions, l'employeur doit payer le salaire pour une période appropriée en fonction de la durée de l'emploi. C'est la pratique des tribunaux du travail qui détermine la durée du maintien du salaire. Le maintien du salaire est de :
      • 3 semaines, pour 4 à 12 mois d'ancienneté
      • 2 mois, pour la 2ème et 3ème année d'ancienneté
      • 3 mois, pour la 4ème jusqu'à la 10ème année d'ancienneté
      • 4 mois, pour la 11ème à la 15ème année d'ancienneté
      • 5 mois, pour la 16ème à la 20ème année d'ancienneté
      • 6 mois, à partir de la 21ème année d'ancienneté
      • Les périodes concernent chaque fois une année, c'est-à-dire que si la salariée a déjà été malade la même année, cette période de maladie est prise en compte. De nombreuses entreprises offrent en plus des indemnités journalières avec des prestations supplémentaires, dans le cas où la salariée enceinte est malade.
    • Les femmes enceintes peuvent sur simple information à l'employeur s'absenter du travail ou quitter le travail. Le temps nécessaire à l'allaitement doit être accordé à la salariée qui allaite (art. 35a Abs. 2ArG).
    • Interdiction du travail de nuit durant les huit semaines précédant l'accouchement (cette interdiction n'est pas liée à l'existence d'un congé de maternité) (art. 35 §4 ArG)

    Il n'y a aucune obligation pour la femme enceinte de déclarer sa grossesse à sa caisse d'assurance maladie suisse. La travailleuse frontalière qui a fait usage de son droit d'option et souscrit une assurance maladie dans son pays de résidence (France ou en Allemagne), devra, bien entendu, respecter les conditions fixées par cette assurance.


    COUVERTURE PAR L'ASSURANCE MALADIE

    Tous les résidents en Suisse sont obligatoirement assurés auprès d'une caisse d'assurance maladie, indépendamment de leur emploi. Les coûts des traitements en cas de grossesse sont couverts par l'assurance maladie obligatoire.


    INDEMNITE JOURNALIERE PENDANT LE CONGE MATERNITE

    La salariée a droit à un revenu de remplacement de 80 % du salaire antérieur (dans la limite de 172 CHF par jour – art. 16f EOG) pendant un maximum de 14 semaines après la naissance (art. 16e EOG). De nombreuses entreprises suisses accordent des prestations qui vont parfois au-delà des minimums légaux. De nombreuses conventions collectives suisses prévoient également des prestations qui dépassent les minimums légaux.
    Par contre, dans le cas d'une adoption, aucune indemnité journalière de congé n'est prévue en Suisse
    En général, on retrouve le droit des femmes enceintes dans les articles du code du travail Suisse et les nombreuses conventions collectives qui les complètent, plus de 1000, prévoient des prestations supplémentaires.


    PRESTATIONS FAMILIALES

    A partir de la naissance de l'enfant, il y a un droit à des allocations familiales ; celles-ci sont régies par des règles différentes selon les cantons. De nombreuses entreprises suisses versent en outre des primes pour charge de famille et ou des primes de naissance.
    Différentes administrations publiques et entreprises privées accordent un congé de paternité.


    CONGE SUPPLEMENTAIRE

    En cas d'absence jusqu'à deux mois en raison de la grossesse, les congés de la salariée ne sont pas réduits. Pour chaque mois entier de plus, les congés sont réduits d'un douzième. (art. 329 b du Code des Obligations)


    OU S'INFORMER D'AVANTAGE SUR PLACE


    Secrétariat d'Etat à l'Economie seco, Direction du travail

    Caisses d'assurance maladie
    Konkordat der schweizerischen Krankenversicherer

    Bundesamt für Sozialversicherung

    Bundesamt für Gesundheit


  • Travail en Allemagne


Protection du droit du travail pour les femmes enceintes ou qui allaitent
  • Interdiction de licenciement
  • Interdictions de travailler pendant la durée du congé de maternité
  • Interdiction:
    • D'exécuter des tâches pénibles,
    • D'exécuter un travail en contact avec des matières dangereuses pour la santé (gaz, vapeurs, etc...),
  • D'effectuer un travail pour lequel il y a nécessité de se tenir debout plus de 4 heures de suite (après le 5ème mois de grossesse), de travailler à la tâche, à la chaîne avec des cadences imposées.
  • Interdiction d'effectuer des heures supplémentaires, de travailler de nuit, le dimanche et les jours fériés (exceptions dans l'hôtellerie et la restauration, dans les centres de soins et les établissements de bain, dans l'agriculture et pour les artistes, pour les quatre premières semaines de grossesse)


Allaitement

L'employeur est obligé de garantir à la salariée, si elle en exprime le souhait, le temps qui lui est nécessaire pour allaiter son enfant, soit au minimum une heure. L'employeur est obligé de rémunérer la salariée pour les heures pendant lesquelles elle allaite. Le temps d'allaitement ne doit pas être comptabilisé comme temps de repos.


Licenciement:

Le licenciement de la salariée enceinte est en principe interdit jusqu'à quatre mois après l'accouchement. Si au moment du licenciement la salariée n'a pas annoncé à l'employeur son état de grossesse, elle peut encore le faire, et ce dans un délai de deux semaines après la réception de la lettre de licenciement.
Il y a des exceptions pour les employées de maison. Si une femme enceinte est licenciée, elle peut s'adresser aux prud'hommes compétents.
La salariée peut à tout moment présenter sa démission, en respectant le délai de préavis. Elle peut démissionner sans respecter le préavis dans un seul cas: à l'expiration du délai de protection, c'est-à-dire 8 semaines après l'accouchement, sans préciser la raison de sa démission.


Couverture et rétribution en cas d'interdiction de travailler

Si la salariée est dans une situation d'interdiction de travailler (par exemple en cas de travail à la tâche), les prestations lui sont versées uniquement par l'employeur. Elles correspondent dans ce cas au salaire net.
Si la salariée est mise en arrêt de maladie pendant sa grossesse, elle a le droit de bénéficier des prestations, d'après la loi dite "Entgeltfortzahlungsgesetz". Durant les 6 premières semaines de maladie, l'employeur verse ces prestations, ensuite la caisse de maladie prend le relais. Quand le délai de protection commence, la femme enceinte a droit à des indemnités journalières et à un complément de l'employeur.

Une interdiction de travailler recouvre la période du congé de maternité c'est-à-dire 6 semaines avant et 8 semaines après l'accouchement. Si la salariée en formule la demande, elle peut travailler pendant les 6 semaines précédant l'accouchement. Durant les 8 semaines suivant l'accouchement, elle sera cependant obligée de respecter l'interdiction de travailler.


Congé d'adoption

Tout salarié qui adopte un enfant a droit à un congé parental, qui peut être partagé entre la mère et le père adoptifs, en même temps. La durée maximale du congé parental est de trois ans. Il peut être pris à partir d'arrivée de l'enfant et jusqu'à la fin de sa huitième année.

Un partage du congé parental entre les parents adoptifs n'a pas d'incidence sur la durée du congé parental. Le congé parental est demandé à l'employeur en principe huit semaines avant son début (en cas de raisons urgentes, le délai peut être plus court). Il doit être déclaré pour quelles périodes dans les deux prochaines années le congé parental est pris. L'employeur doit attester le congé parental.


Indemnité journalière du congé d'adoption

Les parents qui accueillent ou adoptent un enfant peuvent demander une allocation de congé parental. Cette allocation est versée pour une durée maximum de deux ans à compter de l'arrivée de l'enfant et au plus tard jusqu'à la fin de sa huitième année. L'allocation de congé parental est éstimée selon les revenus et s'élève à 300 euros, pour un congé parental allant jusqu'à deux ans.
et 450 euros, pour un congé parental se limitant à un an. Dans certains cantons, notamment dans le Bade-Wurtemberg, une allocation de congé parental est versée sur demande, pour une durée maximale de un an (pour les frontaliers, les droits à l'allocation de congé parental du Bund et du Land doivent être examinés au cas par cas). L'administration compétente pour l'allocation de congé parental dans le Bade-Wurtemberg est la L-Bank, Erziehungsgeldstelle, D-76133 Karlsruhe.


Assurance Maternité

Conditions

Toutes les femmes qui ont un contrat de travail (même les salariées à faible revenu, par ex. 400 Euros), les apprenties, les stagiaires quand le stage n'a pas lieu dans le cadre des études; sans considération de la situation de famille, de l'âge ou de la nationalité bénéficient de l'assurance maternité ;
Ces dispositions ne s'appliquent pas pour les femmes au foyer, les professions libérales;
Pour les fonctionnaires, d'autres dispositions s'appliquent. Elles sont différentes s'il s'agit de la fonction publique du Bund ou de la fonction publique du Land ( voir le "Beamtenrecht", statut de la fonction publique en Allemagne).


Droits en nature

La protection de la femme enceinte sur le lieu de travail, au regard de l'organisation du travail, prévoit l'interdiction de certaines activités, l'autorisation d'absence pour se rendre aux examens médicaux, un congé de maternité avec des indemnités journalières.

Les personnes affiliées à une caisse de maladie publique peuvent bénéficier de soins médicaux et de l'aide d'une sage-femme, d'examens préventifs, de la fourniture de médicaments, de l'accouchement à l'hôpital, de soins à domicile, d'une aide ménagère,

Les personnes affiliées à une caisse privée doivent se renseigner directement auprès de cette caisse.


Couverture par l'assurance maladie

En cas de licenciement intervenant dans la période de 6 semaines avant l'accouchement, la salariée bénéficie de la couverture de l'assurance maladie ("Krankenversicherungsschutz"), et ce jusqu'à la huitième semaine après l'accouchement.
Dans le cas où elle est affiliée obligatoirement au régime de l'assurance-maladie, la femme qui prend un congé parental continuera de bénéficier de l'assurance-maladie pendant cette période sans payer de cotisations (à condition d'être affiliée à une caisse de maladie publique ("gesetzlich")).
Dans le cas où elle est affiliée volontairement au régime de l'assurance-maladie, elle devra continuer à payer des cotisations pendant le congé parental. En cas de licenciement hors de la période de protection, celle-ci reste assurée pendant un mois calendaire.


Indemnités journalières pendant le congé maternité

Le congé maternité débute 6 semaines avant l'accouchement et se poursuit en règle générale 8 semaines après l'accouchement (12 semaines après en cas de naissances multiples ou de naissance prématurée; en cas de naissance prématurée, le délai de 12 semaines est rallongé du nombre de jours qui n'a pas pu être pris en compte avant la naissance);

En ce qui concerne les enfants nés prématurément mais non reconnus médicalement comme tels (ex: nés une semaine avant la date présumée d'accouchement), le nombre de jours du congé de maternité n'est pas diminué: la mère bénéficie quelle que soit la situation d'un minimum de 14 semaines de congé de maternité.

Si l'accouchement a lieu après la date présumée d'accouchement, le délai de protection après l'accouchement n'est pas réduit.

Durant le délai de protection, le revenu se compose des indemnités journalières et d'un complément de l'employeur. Les indemnités journalières sont calculées en fonction du salaire net.
Pour les femmes qui sont assurées auprès d'une caisse d'assurance maladie publique, elles sont d'un montant maximum de 13 Euros par jour calendaire et sont payées par la caisse d'assurance maladie.

Les femmes qui ne sont pas assurées auprès d'une caisse d'assurance maladie publique (exemple: les femmes ayant une activité minime) perçoivent également les indemnités journalières selon le RVO. Dans ce cas, elles s'élèvent à un montant de 210 Euros maximum pour toute la durée du délai de protection. La demande doit être déposée à Bonn auprès du Bundesversicherungsamt (Tél. : 0049-228-619-1888).


Complément de l'employeur:

Si le revenu net de la salariée dépasse le montant des indemnités journalières (13 Euros par jour), celles-ci sont complétées par un versement de l'employeur. Elle ne peut cependant pas faire valoir ce droit si elle se trouve en congé parental pour son premier enfant.

Le complément versé par l'employeur n'est assujetti ni à l'impôt sur le revenu ni aux contributions sociales. Le montant du complément est égal à la différence entre 13 Euros et la rémunération moyenne diminuée des charges obligatoires. Les trois derniers mois calendaires de salaire servent de référence. D'éventuels compléments peuvent être prévus dans les conventions collectives.


Prestations familiales

La salariée a également droit aux allocations familiales allemandes ("Kindergeld"), à un congé parental ("Elternzeit") et à une allocation parentale d'éducation ("Erziehungsgeld").
Si la salariée prend un congé parental, elle continuera de bénéficier de l'assurance-maladie pendant cette période, sans payer de cotisations, à condition d'être obligatoirement affiliée au régime de l'assurance-maladie publique.

Pour les frontalières, les demandes sont examinées au cas par cas.

Congé supplémentaire

L'absentéisme dû à une interdiction de travailler ou au délai de protection de la loi sur le congé de maternité n'entraîne aucune diminution du nombre de jours de congé. Si la salariée décide de prendre un congé parental, et si elle n'a pas pris tous ses jours de congé, elle pourra en bénéficier dans l'année suivant le congé parental ou celle d'après. L'employeur peut cependant diminuer le congé de la salariée d'un douzième pour chaque mois plein de congé parental.

Ou s'informer d'avantage


Brochures d'information du Ministère fédéral pour la famille, les personnes âgées, les femmes et les enfants

Bundesministerium für Familien, Senioren, Frauen und Jugend, Tél. : 01888/80 80 800

Brochures d'information des caisses d'assurance-maladie


Intermittente du spectacle

Il est possible pour les femmes intermittentes du spectacle et enceintes, de percevoir des indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Il faut pour cela, avoir réuni au moins 800 heures de travail au cours des douze mois précédents le début de la grossesse ou encore avoir bénéficié d'allocations des ASSEDIC qui complèteront les heures manquantes soit 10 mois.

Ou encore avoir travaillé au moins 200 heures au cours des 3 mois précédant la date du début de la grossesse ou du début du repos prénatal ; ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIC horaire au cours des 6 mois précédant la date du début de la grossesse ou du début du congé prénatal. Si vous totalisez l'équivalent de 12 cachets durant les 3 mois avant le début de congé maternité ou 48 cachets dans l'année précédentes, vous pouvez à priori en bénéficier aussi.

Un cachet correspond à 16 heures de travail.

Le congé maternité étant considéré comme une période de travail, à raison de 5 heures par jours, à condition d'être ré-inscrit en tant que demandeur d'emploi. Il faut cependant retravailler au moins une journée après le congé maternité pour le valider.

La période de référence pour le calcul passe de 11 mois à 11 mois auquel rajouter 4 mois qui correspondent au congé maternité soit 15 mois au total. Si vous totalisez sur cette période 507 heures de travail, vous êtes de nouveau indemnisée pour une période de 8 mois.

Par contre, les indemnités non perçues avant sont perdues.

Si vous retravaillez suite à votre congé maternité, en ce cas n'acceptez qu'une prestation suffisamment bien rémunérée car le montant touché va déterminer le taux horaire de vos allocations suivantes.

Veillez à remplir à temps votre déclaration de situation, car en cas de radiation ou de fin de droits, ce sera la CPAM qui prendra le relais de vos indemnités, à un taux bien plus bas.

Du point de vue des obligations, vous devez respecter un arrêt de travail minimal de 8 semaines.

Pour plus de précisions, l'indemnité journalière maternité est égale au salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des salaires des 3 mois qui précèdent le congé prénatal. Ces salaires, soumis à cotisations moins les cotisations salariales obligatoires et la CSG, et pris en compte dans la limite du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 2 516 euros pour un montant maximum de 67,36 euros.

Le montant de l'indemnité journalière maternité est réduit de 0,5 % au titre de la CRDS et de 6,2 % au titre de la CSG.

Dans tous les cas, consultez votre convention collective pour connaître les conditions du maintien de salaire pendant votre congé maternité et contactez aussi votre caisse d'Assurance Maladie.

Chaque cas est différent donc pour connaitre réellement vos droits aux congés maternités selon votre situation, vous pouvez contacter le SFA :
Syndicat Français des Artistes-interprètes
1, rue Janssen 75019 PARIS
Métro : Place des Fêtes
Téléphone : 01 53 25 09 09
Télécopie : 01 53 25 09 01
Serveur vocal : 01 53 25 09 00
E-mail : contact@sfa-cgt.fr
Site Web : www.sfa-cgt.fr

Ils vous conseillent gratuitement et vous apportent une aide personnalisée.


Chef d'entreprise :

Pour les femmes enceintes et chef d'entreprise, il est prévu des aménagements intéressants. Dépendant du RSI : régime social des indépendants qui correspond au régime de sécurité sociale obligatoire des chefs d'entreprise, travailleurs indépendants, artisans. Vous pouvez bénéficier d'Allocations de maternité, que vous soyez « Femme Chef d'Entreprise » ou « conjointes collaboratrice »


Femme Chef d'Entreprise :

Vous avez droit à des prestations de deux types :
  • L'indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité
  • Pour toucher l'indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité, vous devez vous arrêter de travailler pendant une période de, au moins, 44 jours consécutifs dont 14 jours précédant la date présumée de l'accouchement. Ainsi vous aurez le droit à une prestation de 2096,60Euros pour 44 jours ; 2811,35Euros pour 59 jours et 3526,10Euros pour 74 jours.

    Cet arrêt de travail peut être prolongé par une ou deux périodes de 15 jours consécutifs.

    En cas de congé pathologique supplémentaire, pour une période de 30 jours supplémentaires liée à l'état pathologique, vous pouvez percevoir une indemnité de 1429,50Euros, cette indemnité et la période de 30 jours supplémentaires sont notamment recevable en cas de grossesse multiple, mais non cumulables en cas d'arrêt pathologique.

    En cas d'adoption, vous pouvez également bénéficier d'une indemnité. Elle est évaluée à 2668,40Euros pour une période de 56 jours et 4097,90Euros pour une période de 86 jours.


  • L'allocation forfaitaire de repos maternel
  • Vous avez droit à une allocation forfaitaire de repos maternel de 2859 Euros qui compense la diminution d'activité et sera versée pour moitié, à la fin du 7ème mois de grossesse, pour moitié après l'accouchement.

    En cas d'adoption, l'allocation, d'un montant de 1 429,50Euros, est versée à la date d'arrivée de l'enfant dans la famille.


    Ces deux indemnités sont cumulables

    Pour obtenir les imprimés nécessaires contactez votre Organisme Conventionné : son nom et son adresse figurent sur votre attestation de carte vitale.


    Conjointe collaboratrice

    Ces prestations concernent les conjointes* d'artisan, de commerçant, de profession libérale ou encore d'un gérant d'EURL (associé unique).
    Vous avez droit à des prestations de deux types :
    • L'indemnité de remplacement
    • En cas de naissance ou d'adoption, le montant journalier de l'indemnité de remplacement est fixée à 50,99 Euros.

      Pour toucher l'indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité, vous devez vous arrêter de travailler pendant une période de, maximum, 28 jours. Ainsi vous aurez le droit à une indemnité de 1427,72Euros pour 28 jours et au maximum 2855,44Euros pour 56 jours d'arrêt.

      En cas de congé pathologique supplémentaire, pour une période de 42 jours d'arrêt liée à l'état pathologique, vous pouvez percevoir une indemnité de 2141,58Euros, cette indemnité et la période de 42 jours supplémentaires sont notamment recevable en cas de grossesse multiple, mais non cumulables en cas d'arrêt pathologique, toutefois, en cas de naissance multiple, le nombre de jours d'arrêt peut être porté à 112 pour une indemnité maximale de 5710,88 Euros.

      Une autre clause est prévue en cas de statut pathologique directement lié au fait de naissance multiple donne droit à une indemnité de 3569,30 pour 70 jours et une indemnité maximale de 7138,60Euros pour 140 jours.

      En cas d'adoption, vous pouvez également bénéficier d'une indemnité. Elle est évaluée à 713,86Euros pour une période de 14 jours et de 1427,72Euros pour une période maximale de 28 jours. Pour les adoptions multiples, l'indemnité passe de 1427,72Euros pour une période de 28 jours et de 2855,44Euros pour une période maximale de 56 jours.


    • L'indemnité forfaitaire de repos maternel
    • Vous avez droit à une allocation forfaitaire de repos maternel de 2855,65 Euros et sera versée pour moitié, à la fin du 7ème mois de grossesse, pour moitié après l'accouchement.

      En cas d'adoption, l'allocation, d'un montant de 1 427,82Euros, est versée à la date d'arrivée de l'enfant dans la famille.


    Ces deux indemnités sont cumulables *Avez-vous pensé à vous déclarer en qualité de collaboratrice au registre du commerce ou au répertoire des métiers ? La loi n°2005-882 du 2 août 2005 a modifié le statut du conjoint collaborateur et lui reconnait à présent un droit personnel à la retraite et peut bénéficier d'indemnités en cas de maternité. Toutefois, le conjoint doit être marié ou partenaires d'un PACS


    Congé de paternité du chef d'entreprise :

    Vous êtes chef d'entreprise ou conjoint collaborateur, vous pouvez bénéficier d'une indemnité à l'occasion de la naissance ou de l'adoption de votre enfant.

    Chef d'Entreprise Ils concernent les chefs d'entreprise dépendant à titre personnel du RSI. La demande se fait à l'organisme conventionné dont ils dépendent. Ils doivent effectivement interrompre leur activité pendant la période d'arrêt et produire une attestation sur l'honneur.

    La durée du congé est de 11 jours consécutifs et 18 jours maximum et doivent être pris dans la 4 mois qui suivent la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer.

    Le montant de l'indemnité journalière est de 47,65Euros.


    Conjoint collaborateur Le principe et les conditions sont les mêmes que pour le conjoint Chef d'entreprise, à cela s'ajoute l'obligation de produire les pièces justifiant de son remplacement (bulletin de salaire ou état de frais d'une agence de travail temporaire).

    Le montant de l'indemnité journalière est de 50,99Euros.


    Agriculteurs :

    Les agriculteurs, conjoints ou concubins d'agricultrices, aides familiaux et associés peuvent bénéficier d'une allocation de remplacement paternité de onze jours dans les quatre mois qui suivent la naissance. Il convient d'en faire la demande à l'organisme assureur, 30 jours avant la date prévue.


    Femmes enceintes dans les lieux privatifs de liberté :

    Contexte
    Les femmes représentent 3,8 % de la population carcérale. Les femmes incarcérées sont majoritairement des mères de famille : 76 % d'entre elles ont eu au moins un enfant.
    Très marquées par la rupture d'avec leurs enfants, les parcours de vie des femmes détenues rencontrées sont aussi empreints de précarité dedans, mais aussi au dehors, en général, les conditions de vie de ces femmes sont caractérisées par une précarité sociale, affective, sanitaire et économique.

    Lois et règles spécifiques
    Le Code de procédure pénale ne prévoit pas de régime de détention spécifique pour les femmes, à l'exception des articles sur la présence des enfants de moins de 18 mois auprès de leur mère incarcérée. Les femmes détenues se voient appliquer la même réglementation que les hommes.
    Le maintien des liens familiaux est un droit pour le détenu, inscrit dans le code de procédure pénale, mais également pour l'enfant (Article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant). Dans la réalité cependant, le maintien des liens familiaux est fragilisé par le nombre limité d'établissements ou de quartiers accueillant des femmes et l'hétérogénéité de leur répartition sur le territoire.
    Récemment, les dispositions prises dans la loi du 15 juin 2000 montrent que les évolutions législatives ont pris en compte la nécessaire continuité des liens entre parents et enfants.
    L'article 729-3 du code de procédure pénale prévoit que "la libération conditionnelle peut être accordée pour tout condamné à une peine privative de liberté inférieure ou égale à quatre ans, lorsque ce condamné exerce l'autorité parentale sur un enfant de moins de dix ans ayant chez ce parent sa résidence habituelle".
    Des enfants naissent ou rejoignent leur mère en prison et peuvent y vivre jusqu'à dix-huit mois

    L'association Relais enfants/parents :
    Les enfants peuvent rendre visite à leurs parents par le biais de cette association qui se charge, entre autres, d'accompagner les enfants de parents détenus au parloir et de garantir ainsi le maintien du lien. L'association bénéficie d'un espace particulier au sein de la prison, plus grand que le parloir famille, aménagé spécialement pour l'accueil des enfants.
    Relais Enfants Parents : 4 Rue Charles Floquet, 92120 Montrouge - 01 46 56 79 40 - www.frep.fr

    Depuis plus de 15 ans, malgré les problèmes graves de protection de la santé et d'accès aux soins qui continuent à se poser en prison, et qui ont été soulevées dans leur fameux rapport, en 1993, par le Haut comité de la santé publique, la prise en charge par l'hôpital public des pathologies somatiques graves a contribué à améliorer l'état de santé des détenus. Certains ont ainsi pu bénéficier en prison de soins de bien meilleure qualité que ceux auxquels ils auraient eu accès hors de prison.
    D'après le fameux qui soulignait les problèmes posés par la prise en charge de la santé en milieu carcéral, a été entreprise une réforme du système de soins en prison Depuis la loi du 18 janvier 1994, et la réforme qui a été entreprise, la médecine en prison relève désormais du Ministère de la Santé et non plus du Ministère de la Justice, à l'exception de la direction des deux grands hôpitaux pénitentiaires français, Fresnes et les Baumettes, sur lesquels le Ministère de la Justice exerce toujours sa tutelle, ce qui pose souvent des problèmes de responsabilité.
    La réinsertion et l'accès à la réinsertion est un droit, qui passe essentiellement par le travail et la formation professionnelle. 22 000 détenus annuels en moyenne ont eu une activité rémunérée ce qui représente environ 38 % de la population carcérale.
    Toutefois, dans ces lieux de vie, le travail n'a pas la même représentation qu'en dehors des murs car les détenues ne disposent pas de contrat de travail sauf pour celles qui sont amenées à exercer une activité à l'extérieur de l'établissement. Elles n'ont donc aucune protection sociale, ne perçoivent pas de congés payés, ni rémunération de journées de travail en cas d'arrêt maladie...Le taux horaire est jusqu'à quatre fois moins élevé que le taux horaire de base.
    L'assurance maladie et maternité entre en prison.
    Depuis cette réforme, en 1994, tous les détenus sont affiliés, dès l'incarcération, au régime général de la sécurité sociale, et depuis 2005, de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC). L'Etat acquitte les cotisations sociales correspondantes, au travers d'une dotation budgétaire du Ministère de la Justice, versée aux caisses d'assurance maladie. Il finance également la part qui n'est pas prise en charge par l'assurance maladie : le ticket modérateur pour les soins et le forfait hospitalier lors des hospitalisations.

    L'état d'esprit de la mère en milieu carcéral
    Voici un article très bien résumé de la situation, ne vous étonnez pas de le trouver ici. Eu égard à l'objet de l'association, qui est : la défense des droits de la femme enceinte mais aussi du nouveau-né et par extension de l'enfant qu'il va devenir, il semblait important de faire partager ce sujet.

    « L'état de la situation familiale avant l'incarcération de la mère influe fortement sur le maintien de la relation mère/enfant pendant la détention. L'incapacité des femmes à élever leurs enfants est le premier facteur d'explication de cette séparation antérieure. Cette incapacité peut être due à des problèmes de toxicomanie des mères, à leur mode de vie (prostitution, sans domicile fixe,...), à des troubles psychiatriques, à des incarcérations antérieures.
    Le sentiment de culpabilité est très présent chez l'ensemble des mères, mais il est d'autant plus fort lorsqu'elles sont incarcérées pour des motifs ne concernant pas l'enfant et qu'elles n'étaient pas séparées de ce dernier avant l'incarcération. Ces femmes ne sont pas dans le déni de leurs actes, car ils ne remettent pas en cause, dans la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes, leurs capacités maternelles. Elles expriment du remords, car elles font "payer" à l'enfant leurs erreurs. Elles tentent de se racheter et de marquer leur présence en leur envoyant des cadeaux, des lettres...
    Lorsque les faits mettent en cause l'enfant, le déni est très fréquent. Les mères sont alors incapables d'assumer leurs actes, car ils les renvoient immédiatement à une image maternelle inversée, qui les déstabilise dans leur identité propre.
    En raison de la construction sociétale des représentations de la maternité, cette dernière revêt un caractère immuable et "naturel" auquel les détenues se raccrochent. Dans le monde clos de l'univers carcéral, les mères se forgent et en construisent, pour l'autre et pour elles-mêmes, une maternité glorieuse. La fuite dans l'imaginaire ou le déni de leurs actes et la revendication de la bonne mère le soulignent : ce qui apparaît comme un paradoxe n'est en fait que le résultat de conditions familiales et sociales et de conditionnements sociaux. Lorsqu'on analyse le parcours des femmes incarcérées, on s'aperçoit que la majorité d'entre elles méconnaît les lois sociales fondamentales, car elles ont subi une déficience des mécanismes de socialisation dès leur plus jeune âge les ayant conduit à vivre dans une précarité sociale, affective, sanitaire et économique très marquée. L'univers familial de l'enfance, qui reste celui de référence et de construction de soi, n'est pas contrebalancé par l'influence scolaire (elles ont quitté l'école très tôt). Ces femmes reproduisent alors dans leurs rapports conjugaux et parentaux la violence inhérente à leur enfance, montrant bien que le lien mère/enfant, prétendument "naturel", est finalement un lien socialement construit, auquel certaines femmes sont incapables de s'identifier.
    Dans cette configuration, la société présente un déficit de repérage des difficultés par les structures sociales et éducatives qui a conduit ces femmes à la prison. De même, l'univers carcéral aménage et réglemente la relation mère/enfant, sans voir que cette relation doit être resocialisée, c'est-à-dire faire l'objet d'une formation au statut de mère. Tout se passe comme si la prison, comme l'ensemble de la société, pensait la relation mère/enfant dans le registre de la nature, alors qu'elle suppose au préalable la construction sociale de soi. »

    Article de Juliette Laganier Lettre de Genepi numéro 64 des mois de septembre/novembre 2003.


    Droits des usagers du service public :

    Il se peut que vous soyez dans la situation d'un projet d'enfant, ou déjà parents et que vous ou votre conjoint, soyez une personne reconnue handicapée ou devenue handicapée par accident, maladie ou maladie professionnelle. Voici un petit lexique des aides et possibilités pour vous aider à y voir plus clair. Autant dire que c'est un résumé général et pas spécifique aux femmes enceintes qui ont l'air considérées comme des personnes valides à cent pour cent dans ce cas de figure.

    Par ailleurs, à l'étude de ce dossier, SOCIETY WOMEN a cru déceler que parmi cette population, en ce qui concerne les femmes enceintes, il y a peu de dispositifs en place pour leur rendre la vie plus facile. Beaucoup se sont plaintes en ce sens et du fait qu'il y ait peu d'espaces sur le net qui prennent en considération leurs situation au quotidien. Dans cet espace sera détaillé au maximum tout ce qui les concerne.

    Il est prévu, par notre association, une action pour plus d'intérêt, qu'elle relève de l'humanitaire avec des partenariats adaptés, avec des expériences à titre expérimentales locales sur l'Ile de France avant de pouvoir démontrer le besoin qui existe en la matière pour que cela devienne des directives nationales.

    Nous pensons notamment à l'accompagnement des femmes enceintes, lors de la grossesse et des examens périodiques obligatoires, que ce soit lors de leur transport ou directement dans les lieux hospitaliers et, en ce qui concerne l'accompagnement de ces femmes lorsqu'elles se retrouvent à la maison avec leur bébé. En général, une maman qui l'est pour la première fois peut être angoissée par la bonne manière de donner des soins au bébé. Ces femmes sont encore plus concernées et ne disposent pas toujours de matériel de puériculture adapté. Nous nous attelons à ce sujet et vous donnerons toutes les pistes et solutions que nous mettrons à disposition via notre blog.


    Éléments de protection sanitaire et sociale des fonctionnaires et Assimilés (Arrêt de travail en indemnités)

    CONGÉ DE MALADIE SIMPLE

    Il est à l'initiative du médecin traitant et découle du fait d'être dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Il peut être établi pour une durée d'un an maximum. Du point de vue du salaire, vous touchez le traitement intégral de celui-ci pendant 3 mois, puis réduit de moitié les 9 mois suivants (supplément familial et indemnité de résidence maintenus).


    CONGÉ DE LONGUE MALADIE

    Il est à l'initiative du patient et nécessite l'accord du comité médical départemental et découle directement des soins prolongés d'une maladie de "caractère invalidant et de gravité", établi pour une durée de 3 ans maximum.
    Du point de vue du salaire, vous touchez le traitement intégral de celui-ci pendant un an, puis réduit de moitié les 2 années suivantes (supplément familial et indemnité de résidence maintenus), de plus, le fonctionnaire conserve son poste et sa résidence de fonction.


    CONGÉ DE LONGUE DURÉE

    Il découle d'indications telles que : Tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite.
    Durée : 5 ans maximum (reprend les périodes de CLM)
    Du point de vue du salaire, vous touchez le traitement intégral de celui-ci pendant 3 ans, puis 2 ans à demi-traitement (supplément familial et indemnité de résidence maintenus).
    Inconvénients : le fonctionnaire peut être remplacé dans son poste et peut perdre sa résidence de fonction.


    MI-TEMPS THÉRAPEUTIQUE A la suite d'un CLM ou CLD, un fonctionnaire doit solliciter sa réintégration. Celle-ci peut se faire dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique toujours après accord du comité médical départemental.


    Aménagement de la reprise de travail

    LE MI-TEMPS THÉRAPEUTIQUE

    Pour faciliter la reprise du travail après un arrêt maladie à temps complet, le salarié du régime général, fonctionnaire ou assimilé peut demander un aménagement de son temps de travail pendant quelques mois, en vue d'une reprise ultérieure à plein temps.

    Cette demande de reprise de travail à mi-temps thérapeutique est accordée par le Médecin Conseil de la Caisse de Sécurité Sociale, sur proposition du Médecin traitant et en accord avec le Médecin du Travail de l'entreprise.


    IMPORTANT

    Le mi-temps thérapeutique n'est réalisable qu'en accord avec l'employeur et dans la mesure où le poste concerné est compatible avec un mi-temps.


    SUR LE PLAN FINANCIER

    Le salarié qui reprend son emploi dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique perçoit la moitié de son salaire versé par l'employeur (mi-temps travaillé), et des indemnités journalières complémentaires versées par la Caisse de Sécurité Sociale.


    FORMALITÉS

    Après avoir obtenu l'accord de principe de l'employeur, il faut adresser au contrôle médical de CPAM une prescription médicale, avec l'indication "reprise de travail à mi-temps thérapeutique", environ un mois avant la reprise effective.


    Les aides financières extralégales

    En cas de difficultés financières particulières, le Service Social peut, après évaluation, sur justificatifs, solliciter :
    • Les assistantes sociales des caisses de Sécurité Sociale pour des prestations extra-légales
    • Les comités de la Ligue contre le Cancer ou autres associations pour les aides financières ponctuelles (facture, aide à domicile...)
    • La DASS pour des aides à l'apurement d'une dette de loyers s'il y a une pathologie longue et invalidante et une baisse de revenus du fait de la maladie.
    Adresses utiles

    Associations d'anciens malades :

    Association "Vivre comme Avant"
    3 rue Philibert Delorme
    75017 PARIS
    Tél. 01 46 22 02 83

    Fédération des Stomisés de France
    76-78 rue Balard
    75015 PARIS
    Tél. 01 45 57 40 02

    Club des Urostomisés de la Région Parisienne
    Hôpital Gouin
    2 rue Gaston Paymal
    92110 CLICHY
    Tél. 01 41 06 81 00

    Association des Laryngectomisés
    57 rue Bobillot
    75013 PARIS

    Association Seine et Marnaise des Mutilés de la Voix
    17 square Prosper Mérimée
    77000 MELUN

    Association Jalmav (aide en fin de vie)
    132 rue du Faubourg Saint-Denis
    75010 PARIS
    Tél. 01 40 35 89 40

    Association des Soins Palliatifs
    44 rue Blanche
    75009 PARIS
    Tél. 01 45 26 58 58

    Les frais de transport

    TRANSPORT SUR PRESCRIPTION

    Vous devez vous déplacer pour recevoir des soins ou effectuer les examens nécessités par votre état de santé. Sur prescription médicale, votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie peut, dans certains cas, rembourser vos frais de transport. C'est votre médecin qui choisit le moyen de transport adapté à votre état de santé et le plus économique.
    Sauf cas d'urgence, la prescription doit être établie avant le transport.


    DANS QUEL CAS SEREZ-VOUS REMBOURSÉ ?

    Votre Caisse peut rembourser :
    Sans entente préalable pour les distances inférieures à 150 kilomètres entre votre domicile et votre lieu de soins.
    Avec entente préalable :
    • Les transports en série : au moins quatre, pour un même traitement vers un lieu distant de plus de 50 kilomètres au cours d'une période de deux mois,
    • Les transports à longue distance : plus de 150 kilomètres,
    • Les transports pour suite d'hospitalisation sans intervention chirurgicale ou avec intervention cotée moins de "KC 100" dans les trois mois qui suivent la date de sortie de l'établissement,
    • Les transports en avion ou en bateau de ligne régulière.



    IMPORTANT

    En-dehors de ces situations, les frais de transport, même prescrits par le médecin, ne sont pas remboursés.


    COTOREP : Orientation et reclassement professionnel des personnes adultes handicapées

    Dans chaque département, une Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel - COTOREP - a été créée, en faveur des personnes handicapées adultes.
    Cette commission est chargée de se prononcer notamment sur :
    • L'attribution de la qualité de travailleur handicapé,
    • Le classement du travailleur handicapé dans l'une des catégories correspondant à ses capacités professionnelles,
    • L'orientation du travailleur handicapé (emploi compatible avec ses aptitudes, stages de réadaptation, de rééducation ou de formations professionnelles, atelier protégé, etc...).


    Afin de bénéficier de l'une de ces mesures, vous devrez fournir à la COTOREP de votre département :
    • Un certificat médical spécifique établi par votre médecin traitant ou votre médecin hospitalier,


    Après instruction, la COTOREP notifiera sa décision.
    En cas de désaccord, un recours est possible sous certaines conditions.


    La Pension d'Invalidité

    Une pension d'invalidité peut être versée par votre Caisse d'Assurance Maladie à la suite d'une longue maladie lorsque vos droits aux indemnités journalières sont épuisés (3 ans maximum)

    CONDITIONS A REMPLIR

    Les conditions sont administratives : Il faut être assuré social depuis au moins 12 mois, avoir moins de 60 ans et justifier d'une durée de travail d'au moins 800 heures au cours des 12 derniers mois ; Et médicales : Il faut présenter une capacité de travail réduite et que l'état de santé se soit stabilisé.


    DÉMARCHES

    La demande de pension d'invalidité est à effectuer par la Caisse d'Assurance Maladie ou par l'intéressé lui-même sur présentation d'un certificat médical qui remplira le questionnaire et le renverra à la caisse en joignant les pièces justificatives.


    APPRÉCIATION DE L'INVALIDITÉ

    Après examen du dossier et du patient, si la décision est favorable, le Médecin-Conseil de la caisse classe l'intéressé dans une des 3 catégories suivantes :
    • La 1ère catégorie est compatible avec une activité rémunérée donnant droit au versement d'une pension égale à 30 % du salaire annuel moyen.
    • La 2ème catégorie correspond à une incapacité totale de travail permettant le versement d'une pension égale à 50 % du salaire annuel moyen.
    • La 3ème catégorie est identique à la 2ème catégorie avec une majoration pour le recours à une tierce personne indispensable à la réalisation des actes essentiels de la vie quotidienne.



    CALCUL DE LA PENSION

    Le montant dépend du salaire annuel moyen soumis à cotisations. Il est calculé sur les 10 meilleures années de travail.


    DURÉE DE LA PENSION

    Elle est toujours attribuée à titre temporaire et prend fin à l'âge de 60 ans où elle devient une pension vieillesse pour inaptitude au travail.

    L'allocation aux personnes adultes handicapées

    POUR PRÉTENDRE A CETTE ALLOCATION, VOUS DEVEZ REMPLIR TOUTES LES CONDITIONS SUIVANTES :
    • Être âgé(e) de plus de 20 ans.
    • Résider en France.
    • Être de nationalité française, ressortissant d'un pays de la Communauté Européenne, réfugié(e) ou apatride.
    • Justifier d'un taux d'invalidité permanent d'au moins 80 %.
    • Ne pas bénéficier d'un avantage vieillesse ou d'invalidité au moins égal à l'allocation.
    • Disposer de ressources inférieures à un plafond.



    POUR BÉNÉFICIER DE CETTE ALLOCATION, VOUS DEVEZ FOURNIR :
    • Un dossier administratif.
    • Un dossier médical.



    A SAVOIR

    • L'allocation est versée par votre Caisse d'Allocations Familiales après décision de la COTOREP de votre département.
    • Elle peut être réduite en cas d'hospitalisation supérieure à 60 jours.
    • Elle ouvre droit au bénéfice de l'assurance maladie.


    Complément d'Allocation aux Adultes Handicapés

    Pour prétendre à ce complément, vous devez remplir les conditions suivantes :
    • Bénéficier de l'Allocation aux Adultes Handicapés.
    • Disposer d'un logement indépendant pour lequel vous recevez une aide personnelle au logement.
    • Être atteint d'une incapacité permanente au moins égale à 80 %.
    • Percevoir l'AAH à taux plein ou en complément d'un avantage vieillesse ou d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail.


    L'allocation de compensation

    L'allocation de compensation est accordée aux malades, âgés de moins de 60 ans, ayant un handicap grave.

    CONDITIONS A REMPLIR
    • Être atteint d'une incapacité permanente d'au moins 80 %.
    • Avoir besoin quotidiennement de l'aide d'une tierce personne pour les actes essentiels de la vie courante, ou justifier dans le cadre de la vie professionnelle de frais supplémentaires liés au handicap.
    • Résider en France.
    • Être de nationalité française ou ressortissant d'un pays étranger ayant conclu une convention de réciprocité avec la France (carte de séjour en règle).
    • Etre âgé de plus de 20 ans et de moins de 60 ans (*).
    • Ne pas recevoir un avantage analogue par la Sécurité Sociale.
    • Ne pas dépasser un certain plafond de ressources.


    (*) A 60 ans et plus, l' A P A se substitue à l'allocation compensatrice.


    DÉMARCHES

    • La demande est à adresser au Centre Communal d'Action Sociale - CCAS - (maire du domicile), qui transmet le dossier complet au Conseil Général pour expertise.
    • Les dossiers sont disponibles auprès des CCAS (mairies), des Caisses d'Allocations Familiales, des Mutuelles Sociales Agricoles ou du Service Social du Centre Hospitalier où vous êtes traité(e).


    ATTRIBUTION DE L'ALLOCATION COMPENSATRICE
    • Le montant est calculé en fonction des ressources de la personne handicapée (ne pas dépasser un certain plafond).
    • En cas d'hospitalisation prolongée (supérieure à 45 jours), l'allocation est suspendue.
    • L'allocation est toujours attribuée à titre temporaire et peut être révisée.
    • L'allocation n'est pas soumise à obligation alimentaire.


    La carte d'invalidité

    Une carte d'invalidité peut être sollicitée par toute personne présentant un handicap important.

    CONDITIONS

    Il faut être reconnu atteint d'une incapacité égale ou supérieure à 80 % par la COTOREP (selon l'âge du demandeur) et 3 mentions peuvent être ajoutées : station debout pénible, cécité (vision inférieure à 10 %), canne blanche (vision inférieure à 20 %).

    DURÉE

    La carte peut être accordée sans limitation dans le temps ou pour une période déterminée.

    AVANTAGES

    - en matière de transports : places réservées, - en matière d'impôts sur le revenu : augmentation d'une demi-part pour le calcul de l'impôt, - dégrèvement partiel ou total de la taxe d'habitation (sous certaines conditions). DEMANDE

    La demande comporte :
    • Un questionnaire administratif,
    • Un questionnaire médical.

    Les imprimés sont à retirer auprès de la mairie du lieu de résidence, du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) ou du Service Social hospitalier. Vous recevrez une notification de la COTOREP


    L'état d'esprit des femmes reconnues handicapées enceinte ou en projet d'enfant


    Conseils pratiques aux femmes reconnues handicapées enceinte ou en projet d'enfant


    Enceinte et blessure médullaire, bénéficiant du statut COTOREP, reconnues à 60%

    Recherche en cours


    Enceinte et blessure médullaire, bénéficiant du statut COTOREP, reconnues à 80%

    Recherche en cours


    Droits des femmes veuves :



    FEMMES VEUVES DE GUERRE :

    Aujourd'hui, il reste en France environ 95.000 veuves de guerre
    Les plus anciennes sont celles de 1939-1945. Il y a aussi celles de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie, et celles qui sont peut être malheureusement concernées par ce paragraphe, moins nombreuses, des opérations extérieures de maintien de la paix menées du début des années 1990 à nos jours (Balkans, Afrique, Afghanistan...).

    L'AEVOG était l'association des veuves de guerre mais qui a été dissoute en 2009. C'est maintenant vers l' « organisme public » de l'Union nationale des combattants (UNC) qu'il faut se tourner, et qui se réunit en commissions.

    Comme l'association auparavant, la commission « Veuves de guerre » intervient auprès des pouvoirs publics pour garantir et améliorer le droit à réparation. Instituée en 1919, la pension de veuve de guerre est modestement d'un montant de 581 Euros par mois. Une allocation complémentaire de 130 Euros mensuels par enfant mineur est accordée.

    Cela-dit, depuis l'ordonnance du 24 juin 2004, cette allocation n'est plus attribuée systématiquement, mais elle continue à être servie.

    L'état considère que pour la plupart, notamment les veuves de la guerre 1939/1945, elles sont âgées à l'heure qu'il est et que du coup elles peuvent bénéficier de l'allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité.

    Le plafond de ressources dépend aussi de la situation familiale du demandeur à la date d'effet de l'allocation, les situations de ces personnes au moment ou elles en font la demande, pouvant avoir évolué.

    Voici les trois plafonds de ressources pris en compte pour le calcul :
    Personne seule

    Le plafond de ressources "personne seule" est applicable aux personnes:

    Célibataires, veuves (à l'exception des veuves de guerre), divorcées, séparées de corps, séparées de fait (Soit depuis plus de deux ans avec résidence distincte, soit depuis moins de deux ans, si le demandeur n'a pas connaissance de la résidence et des ressources de son conjoint), enfin, aux personnes mariées, dont le conjoint est hospitalisé depuis plus de deux ans.


    Couple marié

    Ce plafond de ressources s'applique uniquement aux personnes mariées.

    Les ressources des époux sont totalisées, quel que soit le régime matrimonial, et que les biens soient propres ou communs. Les personnes mariées, dont le conjoint est hospitalisé depuis plus de deux ans, sont assimilées aux personnes séparées de fait, s'il n'existe plus de lien économique entre les époux.

    Veuve de guerre

    Le plafond de ressources "veuve de guerre" est applicable aux femmes qui perçoivent la pension de veuve de guerre prévue à l'article L43 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

    Une veuve de guerre qui se remarie, vit en concubinage notoire ou qui a conclu un pacse perd son droit à la pension de veuve de guerre prévue.

    Par ailleurs, pour soulager les difficultés sociales des veuves, divers secours leurs sont apportés par le biais de subventions du ministère de la défense et du soutien financier d'organisations de vétérans, ainsi que des aides de l'Office national des anciens combattants (Onac)qui les accorde sur dossiers, notamment sous la forme de prêts.

    Commission « Veuves de guerre », UNC, 18, rue de Vézelay 75008 Paris. Tél. : 01.53.89.04.15.


    PERSONNES VEUVES :

    Allocation Ville de Paris aux veuves et veufs et le Complément Santé Paris

    Cette allocation est une garantie mensuelle de ressources versée aux veufs et veuves sous certaines conditions...Pour en savoir davantage, s'adresser au Centre d‘Action Sociale de votre Ville.

    Aide en cas de décès du soutien de famille

    Dans certaines conditions, la Caisse d'allocations familiales peut attribuer à ses allocataires une aide financière ponctuelle en cas de décès de l'un des parents.

    Vos impôts :



    Impôts : Ce qui change !

    Classifications des parts

    Vous avez un projet d'enfant, ou votre bébé vient de naître ? Considéré comme une charge de famille, que l'enfant soit légitime, naturel, adopté ou recueilli(*) (même et si l'enfant est recueilli en cours ou en fin d'année) l'état prends en compte ce changement de statut et vous fait bénéficier d'un allégement d'impôts. Dans la triste épreuve des bébés nés sans vie, vous pouvez aussi le signaler dans votre déclaration, en page 2 de votre déclaration de revenus.

    Les personnes adultes composant le foyer sont considérés comme valant une part chacun, les enfants comptent généralement pour une demi part. A partir du troisième enfant, chaque enfant compte pour une part entière.

    Pour un foyer monoparental, c'est-à-dire une personne adulte divorcée, célibataire et vivant seule, dès le premier enfant à charge, il est considéré comme valant une part entière. Ce qui n'est plus le cas lorsque cette personne, même divorcée, vit à nouveau en concubinage, le régime général est à nouveau de rigueur.


    Parent isolé

    Donc pour un foyer monoparental, n'oubliez pas de cocher la case : « parent isolé » afin de ne pas vous exclure de certaines aides qui pourraient vous être accordées au niveau social et qui tiennent compte de votre déclaration de revenus. Vous avez tout à fait le droit de vous définir « parent isolé » et de toucher cette allocation de la part de la CAF, même si par ailleurs vous percevez une pension alimentaire de la part de votre ex-conjoint, à condition que le montant de cette pension alimentaire apparaisse dans les décisions de justice et que celui-ci soit inférieur au montant forfaitaire annuel supposé des frais de logement et alimentaires.


    Veufs

    En ce qui concerne les veufs, ils comptent pour une part, et les enfants, s'ils sont nés du mariage avec la personne décédée, comptent pour 1 part ½ chacun.

    (*)Voir projet "Parain de Cœur, Enfant d'Avenir !"


    Impôts : Cas particuliers :

    Quote part et divorce

    L'enfant est à la charge du parent chez lequel il réside, mais l'autre parent peut faire valoir son droit à une demi-quote part s'il assume les frais d'éducation et d'entretien de l'enfant. En cas de garde alternée, la demi-part pour chaque parent est instituée automatiquement.


    Quote part et invalidité

    Vous êtes parent d'un enfant qui détient une carte d'invalidité ou vous en détenez une vous-même, une demi-part supplémentaire de majoration vous sera attribuée.


    Quote part et garde-bébé

    Votre bébé est gardé en crèche, en garderie, en centre de loisirs, avec une assistante maternelle ou avec une nourrice à domicile, remplissez les cases GA, GB ou GC du cadre 7 (« Charges ouvrant droit à réduction ou crédit d'impôts » de votre déclaration de revenus. En effet, vous obtiendrez un crédit d'impôt équivalent à 50 % des frais de garde.

    Vous gardez bébé à domicile à temps plein ou partiel ? Vous pouvez bénéficiez aussi de cette réduction à condition de ne pas dépasser 12000 euros des dépenses engagées. Pour chaque nouvel enfant, le plafond est relevé de 1500 euros dans la limite de 15000 euros. Pour en bénéficier, remplissez les cases DB ou SF du cadre 7 de votre déclaration.


    Un peu d'histoire :



    En 2010, le congé maternité a 101 ans

    HISTOIRE DES DROITS DES FEMMES EN FRANCE EN DATES

    SOUS L'ANCIEN RÉGIME

    Les fils seuls ont le droit à l'héritage. Les filles sont seulement "dotées", selon le bon vouloir des parents.
    Le mariage, acte religieux, est soumis à l'autorisation du père, quel que soit l'âge des futurs époux.
    Le mariage est indissoluble; le divorce et même la séparation de corps sont impossibles.
    Le mari seul a le droit de gérer les biens du couple et les biens de sa femme (mais il n'a pas le droit de dilapider la dot de sa femme)


    LES LOIS DE LA RÉVOLUTION

    Les filles ont le même droit à l'héritage que les fils.

    Le mariage, acte civil, n'est plus soumis à l'autorisation parentale.

    Le divorce est autorisé dans les cas suivants :
    Par simple consentement mutuel des deux époux ; sur la demande de l'un des époux : pour incompatibilité d'humeur, démence, fureur, condamnation infamante, crime, sévices, injures graves, abandon du domicile conjugal pendant deux ans, dérèglement des mœurs notoires.

    La femme a le droit d'accomplir certains actes juridiques, mais le mari garde " la suprématie" dans l'administration des biens.


    LE CODE NAPOLÉON

    Le mariage est soumis au consentement du père :
    Pour le fils, jusqu'à 25 ans ; pour la fille, toujours.

    La femme passe par son mariage de la tutelle de ses parents à celle de son mari :
    • Elle doit suivre son mari à son domicile; (jusqu'en 1975)
    • Elle n'a aucun droit sur l'administration des bien communs; (jusqu'en 1965)
    • Elle ne peut disposer de ses biens personnels, ni les gérer sans l'autorisation de son époux, même en cas de séparation de corps; (jusqu'en 1965)
    • Elle ne peut sans autorisation de son mari exercer une profession; (jusqu'en 1965)
    • Elle ne peut accomplir aucun acte juridique. (Abrogé partiellement en 1938, définitivement en 1965)


    Les époux se doivent fidélité, mais pas au même degré : (jusqu'en 1975)
    La femme adultère est passible d'un emprisonnement de 3 mois à 2 ans ; l'homme adultère est passible d'une simple amende, et seulement s'il amène sa concubine au domicile conjugal.

    Jusqu'en 1975, le divorce n'est autorisé que dans trois cas :
    Adultère ; condamnation à une peine infamante; sévices et injure grave.


    CHRONOLOGIE DES DROITS

    • 1790 --- Les lois de la Révolution : la femme a le même droit à l'héritage que les enfants de sexe masculin.
    • 1804 --- Le Code Napoléon consacre l'incapacité juridique de la femme mariée : La femme, considérée comme mineure, est entièrement sous la tutelle de ses parents, puis de son époux ; Restrictions sévères au droit de divorcer.
    • 1816 --- Suppression totale du divorce. Loi limitant la journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire travailler la nuit (loi mal appliquée).
    • 1863 --- Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique, crée les cours secondaires pour jeunes filles, jusque-là interdits.
    • 1874 --- Première loi tentant de protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler dans les mines, ni travailler le dimanche.
    • 1880 --- La loi Camille Sée organise l'enseignement secondaire féminin (il est différent de celui dispensé aux garçons).
    • 1881 --- Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d'épargne sans l'autorisation de leur époux
    • 1882 --- Lois Jules Ferry : l'école primaire est obligatoire et gratuite pour les filles comme pour les garçons.
    • 1884 --- Loi autorisant le divorce, aux mêmes conditions qu'en 1804.
    • 1892 --- Le premier congrès international « féministe » se réunit à Paris.
    • 1906 --- Repos hebdomadaire pour tous les travailleurs.
    • 1907 --- La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son salaire (mais pas de gérer ses autres biens).
    • 1908 --- Libéralisation du droit au divorce : il est autorisé, à la demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps.
    • 1909 --- Loi instituant un congé de maternité de 8 semaines, sans traitement.
    • 1915 --- Les femmes disposent de l'autorité paternelle en l'absence du mari, et pour la durée de la guerre.
    • 1920 --- Loi faisant de la contraception et de l'avortement un délit pénal.Les institutrices obtiennent l'égalité de rémunération avec les hommes.
    • 1928 --- Loi instituant le congé de maternité.
    • 1932 --- Création des Allocations Familiales.
    • 1938 --- Loi reconnaissant à la femme une "capacité juridique" restreinte : droit d'"ester en justice", de témoigner, etc...
    • 1941 --- Le divorce est interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi, sauf en cas de sévices graves et répétés.
    • 1942 --- L'avortement est considéré comme un crime contre l'État, passible de la peine de mort.
    • 1944 --- Une ordonnance d'Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d'éligibilité. Les femmes sont admises dans les jurys d'assises 1945. Rétablissement du divorce aux conditions de 1908. Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50%.
    • 1965 --- Réforme du régime matrimonial de 1804 : la femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l'autorisation de son mari.
    • 1967 --- Loi Neuwirth autorisant la contraception ; celle-ci sera remboursée en 1974.
    • 1970 --- La mère devient l'égale du père en matière d'autorité parentale.
    • 1971 --- Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes pour un même travail.
    • 1974 --- Loi Veil autorisant l'IVG, sous certaines conditions.
    • 1975 --- Libéralisation du divorce . La femme n'est plus obligée de vivre au domicile de son mari. L'adultère est dépénalisé. Le divorce par simple consentement mutuel devient possible. La rupture de la vie commune devient un cas de divorce, même sans le consentement de l'un des époux.
    • 1992 --- Loi réprimant les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.
    • 1997 --- A l'Assemblée nationale élue en 1997, les femmes représentent moins de 11% des députés
    • 1999 --- Réforme de la Constitution : la loi "favorise" l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
    • 2000 --- Loi en faveur de la parité hommes/femmes en politique.
    • 2001 --- La loi Génisson sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes poursuit dans une direction amorcée par la loi Roudy du 13 juillet 1983.
    • 2005 --- Dépôt d'un projet de loi Projet de texte législatif déposé au Parlement à l'initiative du gouvernement. Sur l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.


    Ce qui devrait changer prochainement



    Congé maternité

    La Cour européenne vient de voter son allongement de 14 à 18 semaines (en France elle est actuellement de 16 semaines). Mais sa mise en application devrait prendre plusieurs années.

    Ce que propose SOCIETY WOMEN



    Votre situation n'est pas éclairée à la lumière de ce dossier et vous souhaitez de plus amples renseignements et surtout une réponse à votre cas particulier, une équipe d'étudiants en droit réponds à vos questions via la boite à outils :
    Vos questions sont d'un autre ordre que juridique, adressez-nous toutes vos questions par email : society.women@laposte.net et nos spécialistes bénévoles, chacun dans leur secteur d'activité vous répondront.

    DONS VESTIMENTAIRES ET OBJETS DE PUERICULTURE



    Vous avez des difficultés à réunir votre trousseau de naissance : SOCIETY WOMEN vous donne ce dont vous avez besoin en :
    • Vêtements de maternité
    • Vêtements de bébé
    • Objets de puériculture

    Grâce à de nombreuses familles qui nous font ces dons, qui sont des affaires de seconde main, ils vous sont distribués à titre gracieux. N'hésitez pas à nous contacter par email ou téléphone, pour donner ou recevoir.


    Vos devoirs en tant que parents au regard de la loi



    Comme beaucoup de gens le savent, les droits de l'homme ont été institués en 1948. Les enfants aussi sont protégés par les droits de l'enfant institués en 1959 et la convention internationale des droits de l'enfant ratifiée ensuite en 1989 par 191 pays.

    SOCIETY WOMEN va un peu plus loin dans le sens ou l'on entend « l'enfant » au sens large, nous souhaitons souligner la vulnérabilité des nouveau-nés, au regard du fait que l'expression de leur sentiments de bien-être et besoins sont difficiles à déceler du fait même de leur apprentissage de la communication et de la nouveauté qu'ils représentent pour la femme primipare et son conjoint et du besoin de proximité et d'attentions que représente la période des 100 premiers jours du nouveau-né.

    Etre informé est déjà une démarche utile et appréciable pour des personnes en phase de projet d'enfant. A ce titre, nous vous conseillons à toutes et tous l'excellentissime livre : « Bébé, dis-moi qui tu es » du Docteur Philippe GRANDSENNE, pédiatre. Ce livre dédramatise la parentalité et vous donne de vraies pistes de communication pour des relations « idéales » avec votre bébé.

    En tant que parents, nous sommes tous soumis à notre condition d'humain, qui est d'être imparfait. Mais rappelons à cette occasion que sur le sujet, on peut citer quelques uns de leurs droits, à savoir, être aimés, être protégés et accompagnés. De même, c'est un droit pour les enfants et un devoir pour les parents de leur assurer quiétude, santé, éducation et protection.


    Non à la maltraitance des enfants !

    Non au manque de soins aux enfants, qui constituent aussi une violence à leur encontre !

    La Convention internationale des droits de l'enfant protège petits et grands contre :

    • Les brutalités physiques (coups, blessures...) et mentales (insultes, humiliation, menaces, marginalisation...) ;
    • La négligence (absence de soins, d'hygiène, de confort, d'éducation, mauvaise alimentation...) ;
    • La violence ;
    • L'abandon ;
    • L'enlèvement ;
    • L'exploitation et les violences sexuelles (viol, attouchements, prostitution) ; leur implication dans la production, le trafic et l'usage illicite de drogue ; le travail qui pourrait nuire à leur éducation, leur santé ou leur bien-être.


    Les parents doivent protéger leur enfant contre toute forme de maltraitance. Mais, dans certains cas, ça ne se passe pas comme ça et ce sont les parents eux-mêmes qui se trouvent à l'origine du mal-être de leur petit. C'est pourquoi, en cas de maltraitance avérée, il est indispensable d'alerter les autorités.

    Lorsqu'un enfant est en danger, il est impératif de le signaler aux autorités compétentes. C'est un devoir de citoyen qui peut, lorsqu'il n'est pas appliqué, entraîner une poursuite en justice.

    Numéro vert « Allô Enfance Maltraitée » : le 119 Un site Internet : http://www.allo119.gouv.fr

    Pour des faits graves ou quand la famille refuse l'aide des autorités administratives, les autorités judiciaires peuvent alors intervenir. Elles sont représentées par le procureur de la république et les services de police et de gendarmerie. Des poursuites peuvent être engagées contre les auteurs de la maltraitance et des mesures de protection particulières sont prises pour assurer la sécurité de l'enfant. Le juge des enfants peut être saisi par le procureur de la république, les parents eux-mêmes ou les personnes ayant autorité sur l'enfant. Il a la responsabilité de prendre les mesures de protection adaptées. En 2003, près de 263 000 enfants ont bénéficié d'une protection administrative et judiciaire.


    Enfance et partage
    2-4, Cité Ameublement 75011 Paris
    N° Vert : 0800 05 1234 (appel gratuit)
    Tél. : 01 55 25 65 65
    contacts@enfance-et-partage.org http://www.enfance-et-partage.com/index.htm

    Association « la voix de l'enfant »
    Fédération d'association pour l'aide à l'enfance en détresse
    76, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 Paris
    Tél. : 01 40 22 04 22
    info@lavoixdelenfant.org
    http://www.lavoixdelenfant.org

    Association L'Enfant bleu – Enfance maltraitée

    86/90, rue Victor hugo 93170 Bagnolet
    Tél. : 01 55 86 17 57
    http://www.enfantbleu.org


    Annexe 1 : aide en faveur des foyers monoparentaux ou précaires



    Le contenu de cette annexe provient des sites de la mairie de paris :
    ICI

    VOTRE CAF PEUT VOUS AIDER

    Allocation de parent isolé

    Vos ressources sont modestes. Vous attendez un bébé et vivez seule, ou vous êtes le père d'au moins un enfant dont vous assumez seul(e) la charge...

    Tournez-vous vers votre Caisse d'allocations familiales
    www.caf.fr

    Allocation de soutien familial

    Vous avez au moins 1 enfant à votre charge. Vous êtes son père ou sa mère et vivez seul(e), ou vous avez recueilli cet enfant (que vous viviez seul(e) ou en couple) : une aide peut vous être attribuée par la Caisse d'allocations familiales sous certaines conditions...


    Recouvrement des pensions alimentaires

    La pension alimentaire due pour votre enfant n'est pas versée par son autre parent. Quels que soient votre situation familiale et le montant de vos revenus, que vous bénéficiez ou non de prestations familiales, votre Caisse d'allocations familiales peut vous aider à obtenir le paiement de cette pension.


    Allocation Ville de Paris aux veuves et veufs et le Complément Santé Paris

    Cette allocation est une garantie mensuelle de ressources versée aux veufs et veuves sous certaines conditions...

    Pour en savoir davantage, s'adresser au Centre d‘Action Sociale de la Ville de Paris de votre arrondissement.

    » Pour accéder à la liste des centres : Sections locales du Centre d'action sociale de la Ville de Paris

    Aide en cas de décès du soutien de famille

    Dans certaines conditions, la Caisse d'allocations familiales peut attribuer à ses allocataires une aide financière ponctuelle en cas de décès de l'un des parents.

    Aide au départ en vacances des foyers monoparentaux

    Vous êtes seul(e) à Paris avec votre ou vos enfant(s), et vos revenus sont faibles ou modestes. En collaboration avec la mairie de Paris, l'association « Renouveau Vacances » vous propose une aide, de 280 Euros maximum, pour financer un séjour d'au moins une semaine dans l'une de ses résidences de vacances en France. Ce séjour est à choisir sur le catalogue de l'association, en fonction des disponibilités.

    » Pour en savoir plus :
    Contactez l'Association Renouveau – 18 , rue de l'Hôtel de Ville 75004 Paris. Tél. : 01 44 59 91 00


    EN CAS DE DIFFICULTES FINANCIERES

    Aide aux familles en cas de chute brutale de ressources

    Vous venez de subir une chute de ressources due à une perte d'activité professionnelle (chômage, maladie, accident du travail) ou à une situation de rupture familiale (divorce, veuvage) et vous avez besoin d'aide. Sous certaines conditions, la Ville de Paris peut vous proposer un soutien financier...

    » Pour en savoir plus : Fiche "Aide aux familles en cas de chute brutale de ressources" - (chaîne thématique vosdemarches.paris.fr)
    » Adressez-vous au Centre d'Action Sociale de la ville de Paris de votre arrondissement : liste des sections locales


    Aides, prêts d'honneur ou secours de la Caisse d‘allocations familiales

    En cas de difficultés particulières, la Caisse d'allocations familiales peut accorder des aides ou des prêts d'honneur à ses allocataires ou aux bénéficiaires du revenu minimum d'insertion qui ont au moins un enfant à charge.

    Vous pouvez vous renseigner au 0 820 25 75 10 0 820 25 75 10.


    Aides financières (Aide Sociale à l'Enfance)

    Les aides financières répertoriées sous cette rubrique sont proposées indépendamment des situations spécifiques abordées dans les rubriques "Pour l'accueil du jeune enfant" et "En cas d'isolement".

    Vous connaissez une situation difficile ; sous certaines conditions, une aide peut vous être apportée. Adressez-vous au Service social polyvalent de votre arrondissement.
    » Pour en savoir plus : liste des services sociaux polyvalents de votre arrondissement

    Revenu Minimum d'Insertion

    Vous avez peu ou pas de ressources.
    Vous avez au moins 25 ans, ou vous êtes plus jeune mais vous attendez un enfant ou avez au moins un enfant à votre charge : vous avez peut-être droit au revenu minimum d'insertion (RMI).

    » Pour en savoir plus : www.paris.caf.fr (site de la Caisse d'allocations familiales sous la rubrique "toutes les prestations")

    Vous devez demander le R.M.I. auprès de votre assistant(e) social(e) ou contacter L'espace Insertion compétent dont dépend votre arrondissement.


    Couverture Maladie Universelle (C.M.U.)

    La CMU est accessible à toute personne résidant régulièrement en France, sous condition de ressources. Les bénéficiaires du RMI sont admis de droit.

    En fonction de votre situation, plusieurs dispositifs existent pour couvrir partiellement ou en totalité vos dépenses de santé...

    » Pour en savoir plus sur la C.M.U.
    • "couverture de base"
    • "couverture complémentaire"
    • "aide médicale de l'Etat"



    Services pour les parents et les futurs parents en difficulté sociale et d'hébergement

    Centres maternels

    Vous êtes enceinte ou êtes seule avec un enfant de moins de trois ans, en difficulté matérielle et/ou psychologique ; vous pouvez être accueillie dans un Centre maternel.

    Contact : vous pouvez vous adresser au service de l'Action départementale envers les mères isolées et leurs enfants (ADEMIE) : 76-78, rue de Reuilly, 75012 Paris – Tél. : 01 53 46 85 75


    Centre parental

    Vous êtes en couple et attendez un enfant mais vous connaissez des difficultés sociales, voire vous êtes en errance.
    Contact : vous pouvez être accueillis ensemble par le Centre parental de l'association Aire de famille, 53 rue Riquet, 75019 Paris - Tél. : 01 40 38 11 08

    La Maison pour l'orientation, l'information, le soutien et l'écoute des femmes enceintes en difficulté

    Vous attendez un enfant, ou venez de le mettre au monde, et vous éprouvez des difficultés face à cette maternité : ce service vous propose écoute et accompagnement à la réflexion, voire à la décision, mais aussi aide matérielle et psychologique.

    Contact : Sur rendez-vous – Association de groupements éducatifs M.O.I.S.E. 21-23 rue de l'Amiral Roussin - 75015 Paris

    Tél. : 01 45 77 75 51 - Heures d'ouverture de 9h à 17h30 du lundi au jeudi, 17h le vendredi.


    D'autres centres d'hébergements

    Vous êtes en situation difficile ou précaire, mais vous ne répondez pas aux critères d‘admission dans les centres maternels et parental. D'autres centres d'hébergements peuvent vous accueillir.

    » Pour en savoir plus : rubrique "Personnes en difficulté"

    Services associatifs conventionnés d'action éducative en milieu ouvert

    L'«Action éducative en milieu ouvert » se déroule auprès des familles qui le demandent lorsque l'enfant ou ses parents connaissent des difficultés d'ordre matériel, psychologique ou relationnel qui peuvent compromettre l'éducation. Un éducateur du service mandaté se rend alors au domicile familial pour rencontrer l'enfant et ses parents et examiner avec eux les moyens de les conseiller et de les accompagner.
    Pour tout renseignement : Bureau de l'Aide sociale à l'enfance : 76-78, rue de Reuilly – 75012 Paris
    Tél. : 01 53 46 84 84.


    Services d'accueil provisoire des enfants et des jeunes à la demande de leurs parents.

    Un accueil temporaire de votre enfant par un service ou un établissement relevant du service départemental de l'Aide sociale à l'enfance peut être effectué à votre demande ou sur les conseils d'un travailleur social et avec votre accord. Il peut être réalisé dans l'urgence ou préparé.
    Pour tout renseignement : Bureau de l'Aide sociale à l'enfance, 76-78 rue de Reuilly – 75012 Paris
    Tél. : 01 53 46 84 84.


    Paris Logement Familles Monoparentales

    Vous êtes seul(e) et avez au moins un enfant à charge et n'êtes pas titulaire de l'Allocation Parent Isolé de la Caisse d'Allocations Familiales : le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris peut vous attribuer, sous certaines conditions, l'Aide "Paris Logement Familles Monoparentales", pour vous soutenir dans vos dépenses de logement.
    Vous adresser à la section du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris de votre arrondissement.


    Paris Logement Familles Monoparentales - Prestation Ville de Paris

    Les bénéficiaires
    Les familles monoparentales ayant un ou plusieurs enfants à charge afin de les aider à mieux supporter leurs dépenses de logement.

    Critères d'attribution de l'aide
    Habiter Paris depuis au moins 3 ans (cette situation est appréciée dans les 5 années précédant la date de la demande, vous pouvez donc avoir habité Paris, pendant 3 ans, de manière discontinue, au cours des 5 dernières années précédant votre demande).
    En cas de mutation professionnelle imposée par l'employeur, le délai de résidence à Paris peut être réduit à 1 an
    Les enfants considérés à charge au sens du Code Général des Impôts doivent vivre au domicile familial ou y revenir régulièrement.
    L'enfant handicapé à charge fiscale, doit être titulaire de l'Allocation aux Adultes Handicapés ou de l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé,
    Il ne doit pas:
    • Etre bénéficiaire de l'Allocation Ville de Paris,
    • Percevoir de garantie de ressources provenant de son travail.

    Le jeune majeur de moins de 25 ans, demandeur d'emploi, inscrit à Pôle Emploi et non indemnisé, est également considéré à charge.
    Avoir des revenus mensuels déclarés d'un montant inférieur ou égal à 1 600 euros pour l'ensemble du foyer.
    Ne pas avoir d'impayé de logement à la date de la demande, sauf dispositions particulières prévues par la loi.
    Justifier de l'ouverture d'allocation logement, à défaut répondre aux conditions légales de peuplement et de salubrité.
    ATTENTION : Cette allocation ne peut être cumulée avec les autres allocations logement municipales ou départementales (Paris Logement Familles; Paris Logement Familles; Allocation Logement Complémentaire de la Ville de Paris)
    Justifier de la régularité du séjour en France (voir la liste des pièces justificatives sur cette page ou contacter la section d'arrondissement correspondant à votre domicile).


    Nature de l'aide

    Le montant de l'aide varie en fonction des charges de logement de la famille et des éventuelles aides au logement dont elle bénéficie déjà. L'aide mensuelle maximale est de 122 euros quel que soit le nombre d'enfants à charge.
    En cas de garde alternée, l'octroi d'une aide à mi-taux à chacun des deux parents peut, sous certaines conditions, être envisagé.
    Les familles monoparentales ayant au moins deux enfants ou un enfant handicapé à charge peuvent opter pour l'allocation Paris Logement Familles si celle-ci leur est plus favorable.


    Comment faire pour en bénéficier ?

    Compléter le formulaire de demande (à télécharger sur cette page ou à retirer auprès de la section d'arrondissement du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris correspondant à votre domicile).

    » Télécharger le formulaire de demande d'aide au logement au format pdf

    Adresser sans tarder le formulaire de demande ou déposer ce dernier à la section d'arrondissement du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris correspondant à votre domicile.

    ATTENTION : la date de réception du formulaire de demande par la section détermine la date d'ouverture de vos droits à la prestation.

    Vous disposez de deux mois, à compter de la réception de votre demande, pour fournir l'ensemble des pièces justificatives.

    » Consulter la liste des pièces justificatives relative à la 1ère demande (format pdf)

    L'aide vous est attribuée après réception et vérification de la conformité de l'ensemble de ces pièces.


    Durée de validité de la prestation

    L'Allocation Logement aux Familles Monoparentales est accordée pour un an à compter du premier jour du mois correspondant à la date de réception du formulaire de demande par la section.


    Renouvellement de la prestation

    Pour le renouvellement de votre Aide au Logement des Familles Monoparentales, vous devez remplir à nouveau un formulaire de demande et fournir les pièces justificatives afférentes.